Après des alertes butyriques, les éleveurs ont réalisé un diagnostic silo. La cause a été rapidement identifiée : la qualité de l’herbe ensilée. Faucher à l’autochargeuse entraînait un apport de terre et un tassement insuffisant, ralentissant la chute du pH et favorisant le développement des bactéries butyriques.
Assurer la qualité du lait
Face à ce constat, les deux associés ont testé l’application d’un conservateur d’herbe Hyprasil Green XL. Cet inoculant permet d’améliorer la conservation et la stabilité des ensilages d’herbe. « Les taux de butyriques ont vite diminué, l’herbe était moins odorante, avait un meilleur aspect visuel et il y avait aussi moins de refus », commente Maël Gentilhomme, éleveur. En 2023, les associés sont passés à l’ensileuse pour la fauche de l’herbe tout en maintenant l’utilisation du conservateur. « L’application du conservateur se fait directement à l’ensilage avec la pompe installée sur l’ensileuse. La préparation est simple et rapide », précise l’éleveur. Depuis, les problèmes de butyriques ont disparu.
Sécuriser le stock de maïs
Le Gaec distribue une ration à base d’ensilage de maïs et d’herbe toute l’année, rendant la maîtrise du stockage capitale. En 2023, Théo Lecroc, technicien nutrition bovine Eureden a proposé aux éleveurs de réaliser un nouveau diagnostic silo, cette fois sur le maïs. Le tassement était bon mais la température du front d’attaque était hétérogène. Ceci étant notamment lié au stock restreint, qui empêchait les éleveurs de garder le silo fermé 15 jours. Ils ont alors décidé d’agir dans un premier temps sur les derniers hectares avec l’acidifiant Hyprasil Start pour accélérer la fermentation et permettre une ouverture rapide du silo. La transition pour les vaches s’est mieux passée, néanmoins les problèmes de moisissures subsistaient.
Alors depuis 2024, les éleveurs traitent l’intégralité de leurs 40 ha de maïs avec l’Hyprasil Maïs XL. Les résultats du nouveau diagnostic sont très positifs : le pH est inférieur à 4 et les différences de température ont disparu.
Limiter les pertes : un retour sur investissement rapide
Les bénéfices liés aux inoculants sont multiples. Le coût des pénalités liées aux butyriques (entre 3 et 6 €/1 000 L sur 5 mois d’hiver) est désormais nul. « Face au montant total des pénalités, le coût du conservateur d’herbe a été très vite amorti même avec les 50 ha d’herbe traité », se rappelle l’éleveur.
Et pour le maïs, l’impact réside dans la réduction des pertes au silo. « Avant il y avait quasiment 10 % de perte, maintenant si j’ai 2 % c’est le maximum. » Pour 20 ha de maïs ensilés à 14 t MS/ ha, une réduction de 8 % des pertes représente 3 200 € d’économies réalisées. L’offre Capital Silo Eureden, qui permet de bénéficier d’une remise supplémentaire en commandant à la fois les conservateurs herbe et maïs en même temps, a été particulièrement avantageuse. « Vu les volumes commandés, c’est intéressant, c’est une économie de plus de 900 € sur la commande de l’année dernière », souligne le technicien..
L’expertise conservation Eureden
Les éleveurs peuvent bénéficier d’une offre de services complète du semis des fourrages à la distribution à l’auge.
Les animations terrains lors des journées Du Champ au tank, analyses de matière sèche, etc, permettent d’échanger et de bénéficier d’une expertise collective.
Pour maîtriser les fondamentaux de la récolte, l’outil Agrility aide à piloter le développement des cultures et à déterminer la date optimale de récolte du maïs fourrage.
Eureden propose également des solutions pour la conservation avec un large choix de bâches et conservateurs, pour réussir la transformation d’une journée de récolte en une année de stock.
Tout est mis en œuvre au sein d’Eureden pour aider l’éleveur à assurer une bonne récolte et limiter les pertes. Pour le Gaec Josset-Gentilhomme, tout cela se traduit par un gain de stock, un gain de temps, un gain d’efficacité alimentaire et surtout un gain économique.
Marine Rozec / Eureden

