Des bâtiments existants réaménagés

En s’installant avec son père Pascal, Florian Fontaine a accompagné une nouvelle étape sur l’exploitation familiale : l’ajout d’un second robot de traite et la réorganisation de deux bâtiments sans construction neuve.

Des vaches au cornadis dans un bâtiment - Illustration Des bâtiments existants réaménagés
La toiture de l'extension a été surélevée par rapport aux autres toitures pour recréer une entrée d'air. | © Paysan Breton

Sur le Gaec Fontière à Laillé (35), Florian Fontaine a rejoint son père Pascal en mai 2024. « Un robot de traite était déjà en place sur l’exploitation depuis 10 ans, nous en avons installé un deuxième. Désormais, l’élevage compte entre 90 et 100 vaches à la traite pour une production de 900 000 L. La SAU est de 125 ha », ont synthétisé les éleveurs lors d’une porte ouverte sur leur exploitation dans le cadre du Rallye bâtiments bovins organisé par le GIE Élevages de Bretagne.

Seul le 2e lot pâture

Plutôt que de construire une nouvelle stabulation, les associés ont préféré utiliser l’existant pour réduire l’investissement, tout en privilégiant le confort de travail et le bien-être des animaux. « La partie où étaient les génisses dans le bâtiment a été réaménagée avec des logettes- tapis. Les couloirs d’exercice ont été recouverts de tapis en caoutchouc (Magellan). »

Conduite en deux lots

Les vaches laitières sont conduites en deux lots sur deux aires, une de chaque côté du couloir d’alimentation. Environ 40 vaches en début de lactation, recevant une ration plus énergétique, sont traites par le robot plus récent. Un circuit avec un box de tri de 50 m2 existe de ce côté. Les vaches en début de lactation ne sortent pas au pâturage. Le 2e lot (environ 60 vaches) sort à l’herbe, sur une vingtaine d’hectares, les déplacements étant facilités par la porte de pâturage. Le lisier est géré via un robot aspirateur qui passe dans les deux parties du bâtiment.

Travail sur la ventilation

La stabulation s’est élargie, atteignant 46 m de large, il a donc fallu revoir la ventilation. « La charpente de l’extension a été surélevée par rapport aux autres toitures pour recréer une entrée d’air. Des bardages ont été enlevés à l’est », indique Dominique Travers (Étudagri), concepteur indépendant de bâtiments agricoles.

Agnès Cussonneau

Les génisses grandissent bien dans l’ex-poulailler

Sur l’élevage, un ancien poulailler de 9 mètres de large sur 45 mètres de long a été réaménagé pour l’élevage des génisses. La coque du bâtiment et les rideaux ont été conservés, tout le sol a été bétonné. « Les génisses arrivent peu de temps après la naissance dans ce bâtiment où elles sont d’abord logées dans des cases individuelles », soulignent Florian et Pascal Fontaine. Ensuite, elles sont conduites en lots homogènes, recevant d’un côté des aires paillées le lait et l’aliment, et de l’autre côté, du foin. Un taxi-lait facilite le travail des éleveurs et le fumier est évacué grâce à un télescopique. « Nous observons de meilleures croissances dans ce bâtiment. L’âge moyen au vêlage est de 24-25 mois. »


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