Une occasion en or pour changer de salle de traite

Jeudi 5 mars, pour l’assemblée générale du syndicat Armor Prim’Holstein, Aurélie et Antoine Cogneras présenteront la modernisation de leur salle de traite et de leur stabulation.

Une salle de traite colorée dans un élevage laitier - Illustration Une occasion en or pour changer de salle de traite
La salle de traite d'occasion remontée au Gaec de la Saudraie | © Paysan Breton - T. Dagorn

En septembre dernier, la rénovation du bloc traite a été une petite révolution au Gaec de la Saudraie. Une installation 2×12 postes en traite par l’arrière a remplacé l’ancienne 2×3 tandem. Ici, pas question de robot. « Il aurait fallu passer de 95 à 120 vaches à la traite pour optimiser deux stalles et, du coup, revoir les bâtiments et tous les stockages… », expliquent Aurélie et Antoine Cogneras. « Et surtout, nous aimons traire et être proches de nos vaches. Sans compter que nous tenons beaucoup à notre système axé sur l’herbe où la robotisation n’aurait pas trouvé sa place », tranche Aurélie.

La porte de tri devenue indispensable

Le couple prévoyait d’investir dans un équipement flambant neuf quand ils ont repéré sur internet une petite annonce pour une installation d’occasion. « Un vrai coup de chance. Ce n’était pas loin, juste au-dessus de Guingamp… Une machine à traire DeLaval avec compteurs à lait, déposes automatiques, logiciel Delpro, prérefroidisseur… » Et même une porte de tri « devenue aujourd’hui indispensable » au quotidien pour dévier les vaches taries ou les plus vieilles vers un espace sur litière après la traite. L’opération est revenue à 136 000 € tout compris : démontage – remontage, maçonnerie, résine au sol, habillage des murs… « Une occasion en or pour un projet à moitié prix par rapport à notre devis initial en neuf. »

Vue d'une porte de tri à la sortie d'une salle de traite dans un élevage laitier
La porte de tri d’occasion en sortie de salle de traite rend service au quotidien.

Trois fois moins de temps à la traite

L’enceinte rénovée saute aux yeux. Aurélie aime les couleurs et cela se voit. Les revêtements muraux sont jaune éclatant, le pourtour de la fosse rouge vif. Mais au-delà de l’esthétique, la nouvelle salle de traite a bouleversé l’organisation du travail. « Avant, il y avait six heures de traite par jour. Aujourd’hui, nous trayons à deux, en deux fois une heure. C’est agréable de travailler en binôme. Et, à 8 h 15, la traite est finie et les animaux soignés », résume Aurélie. Antoine insiste : « Désormais, nous pouvons commencer une heure plus tard le matin. À l’arrivée, on a gagné l’équivalent d’une nuit de sommeil par semaine. Avant, le soir, il ne fallait surtout pas d’imprévu… Aujourd’hui, on termine plus tôt, c’est bénéfique pour la vie de famille. » Les vaches apprécient aussi de passer beaucoup moins de temps debout dans le parc d’attente.

Toma Dagorn

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Jeudi 5 mars, l’assemblée générale d’Armor Prim Holstein débutera à 10 h 30 à la salle municipale O’Fil-de-Rance à Mérillac. Visite du Gaec de la Saudraie en après-midi. Inscription (30 € pour la journée avec repas) : 02 96 79 21 63.

Étable agrandie à coûts réduits

En allongeant le bloc traite, les associés ont perdu des places de couchage. Ils finissent donc une extension afin de « retrouver du logement » pour les 95 vaches à la traite. En plus des 88 logettes paillées historiques, la partie nouvelle abrite 24 logettes sur dolomie, des cases pour génisses et les niches à veaux. Les éleveurs ont maîtrisé les coûts de construction : logettes et cornadis d’occasion, appel à un dallagiste pour couler les sols, autoconstruction…


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