Dossier technique

« La VAE a sécurisé mon installation »

SCEA de Bayette, la Bouillie (22) -Pour Hélène Lebret, cinquième génération à s’installer à Bayette, l’obtention du BPREA par la VAE a été une étape stratégique afin d’accéder à la DJA et sécuriser son installation.

Une femme devant des silos de maïs dans son exploitation porcine - Illustration « La VAE a sécurisé  mon installation »
Hélène Lebret, installée 
en production porcine 
en janvier 2026, 
avec son frère Alexandre Lefebvre, à la Bouillie (22). | © Paysan Breton

Après un bac S, un DUT Génie biologique option industries agroalimentaires et biologiques et une licence professionnelle en management de l’innovation de la production et de la sécurité alimentaire, Hélène Lebret a travaillé dix ans en qualité et en laboratoire au sein de 2 coopératives laitières. Un retour réfléchi à la ferme En 2021, son frère Alexandre Lefebvre s’installe en EARL avec leur père Jean-Claude. Puis, au moment du futur départ en retraite de ses parents, la question se pose naturellement : « J’ai toujours su que je reviendrais à la ferme. » Alors elle prend un temps partiel et s’engage sur l’exploitation familiale. Trois axes pour démontrer ses compétences Son DUT pouvait donner accès à la capacité professionnelle agricole, mais pas l’option qu’elle avait choisie. Pour bénéficier des aides à l’installation et être prioritaire sur le foncier, un BPREA s’imposait. Impossible toutefois de suivre une formation longue, avec des enfants en bas âge et avec un besoin accru de main-d’œuvre sur l’exploitation, structure qu’elle a finalement rejoint à temps plein en remplacement d’un arrêt maladie en 2022. Elle opte alors pour la validation des acquis de l’expérience (VAE), accompagnée par le lycée de Caulnes. « Quand on travaille déjà sur une exploitation, obtenir une VAE, c’est faisable. » S’organiser pour tenir le rythme Après le dépôt du dossier de recevabilité à la Draaf, quatre entretiens mensuels jalonnent son parcours. « Il faut se fixer des échéances, des dates butoir. Et ne pas hésiter à se faire aider. Car on ajoute une charge administrative au quotidien. » Le travail d’écriture est conséquent : près de 70 pages pour détailler trois axes majeurs – suivi du projet FAF lors de l’installation de son frère, gestion de l’eau et des effluents avec la station de traitement, organisation de la main-d’œuvre. La pause-déjeuner…

Cet article est réservé
aux abonnés numériques

Je me connecte

Déjà membre ? Connectez-vous ici

Fermer l'écran superposé de recherche

Rechercher un article