Dossier technique

Un outil radiocommandé polyvalent

Les Hautes Marettes à Châteaugiron (35) - C'est surtout la polyvalence de la dérouleuse-pailleuse qui a intéressé les associés de la ferme des Hautes Marettes. Radiocommandée et compacte, la machine procure du confort de travail pour le déroulage de la paille en alimentation comme pour la répartition de la litière.

Une pailleuse chargée au milieu d'une aire paillée avec des chèvres - Illustration Un outil radiocommandé polyvalent
La machine, compacte, circule sur toutes les surfaces et dans les tous les recoins. | © Paysan Breton

Sur la ferme des Hautes Marettes à Châteaugiron, il y a 2 ans, les associés ont changé leur pailleuse automotrice avec poste de conduite, datant de 2006, pour une dérouleuse-pailleuse radiocommandée (UBI Switch de Lucas G), plus polyvalente. Le coût de ce matériel neuf était à l’époque de 50 000 € HT. « L’outil précédent ne réalisait que le paillage, celui-ci permet aussi de distribuer la paille pour l’alimentation des chevrettes. Une opération que nous réalisions manuellement auparavant, 2 fois par jour, qui représentait un temps de travail de 30 min par jour », précise Hugo Mérel, un des 5 associés de la SCEA qui compte 3 sites de production, avec des ateliers de 1 100 chèvres saanen et 100 vaches laitières.

Un éleveur à côté d'une pailleuse dans un bâtiment d'élevage de chevrettes
Hugo Mérel a appris à manier l’outil avec la télécommande.

Une brouette motorisée pour la luzerne et l’aliment

Ce qui a aussi poussé les éleveurs à chercher un nouveau matériel était l’investissement dans un distributeur d’aliment motorisé (Alicatt) en 2023 également. « Alors que la distribution se faisait au seau, cette brouette – avec deux compartiments – nous a permis de réduire le temps d’astreinte et la pénibilité du travail pour la distribution de la luzerne en granulés et de l’aliment aux chevrettes. » Elles sont présentes jusqu’à 400 simultanément sur l’élevage. Les bottes de paille posées dans le couloir d’alimentation avant mise à l’auge gênaient le passage de la brouette électrique.

Paillage des chèvres, chevrettes et génisses

Découverte chez un autre éleveur puis au Space, la nouvelle dérouleuse-pailleuse supprime cette difficulté. Après son passage, une fois par jour désormais, la voie est libre… Elle est utilisée pour pailler les animaux présents sur le site de Châteaugiron : les chèvres, les chevrettes et une partie des génisses laitières (les deux autres sites se situent à Saint-Aubin-du Pavail et Noyal-sur-Vilaine).

Une brouette électrique
Le distributeur d’aliment motorisé.

Un attelage simple des disques de paillage

Les chèvres sont paillées 2 fois par semaine, le mardi et le vendredi matin, et les chevrettes une fois par semaine, le vendredi. « Nous équipons alors l’outil avec les disques de paillage. Leur positionnement se fait facilement grâce à la radiocommande puis je fais le branchement hydraulique. » La largeur de travail est de 6 m. L’outil roule sans difficulté à l’extérieur, dans les bâtiments et sur les aires paillées. « Le paillage nous demande environ 1 h le mardi, et 1 h 30 le vendredi. »

Rotation à 180° pour l’alimentation

Pour réaliser la distribution de paille en alimentation aux chevrettes, « nous opérons une rotation maximale de la caisse à 180°, ce qui permet un bon déroulage sur le côté, en avançant. Cette astreinte d’alimentation demande au maximum 10 min par jour ». Certes, « il faut marcher à côté de l’outil mais ce n’est pas fatigant. Et la portée de la télécommande est assez grande : jusqu’à 60 m ». Elle permet le pilotage de nombreuses actions : avancement de la machine, actionnement du tapis vers le démêleur, attelage d’accessoires, basculement de la botte, rotation de la caisse.

Autre atout : cette machine compacte avec une largeur de 1,60 m et sa roue arrière motrice permet de circuler dans les tous les recoins. « Au début, il faut un petit temps d’apprentissage pour maîtriser la télécommande mais ensuite, c’est simple d’utilisation », témoigne Hugo Mérel, précisant aussi que la dérouleuse-pailleuse « génère peu de poussière ».

Agnès Cussonneau

Big ballers de 2,40 m et 400 kg

« Nous utilisons des big ballers de 2,40 m de long et 400 kg mais toutes les formes de bottes peuvent être utilisées dans cette dérouleuse-pailleuse. Pour la litière, le conditionnement de la paille est fait en brins longs, et pour l’alimentation des chevrettes, en brins coupés au rotocut », informe l’éleveur. Pour les deux bâtiments de chèvres, 12 bottes sont utilisées en tout à chaque passage. Pour le bâtiment de chevrettes, 2 bottes sont réparties sur les aires paillées des deux côtés du couloir central.


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