Rayons dévalisés, ruptures temporaires, consommateurs en quête de la fameuse boîte de six ou de douze… En ce mois de janvier 2026, l’image est frappante dans de nombreuses grandes surfaces de l’Hexagone. Si l’épisode neigeux récent a désorganisé la logistique, paralysant momentanément les camions d’approvisionnement, il n’est que l’étincelle qui a mis le feu aux poudres d’un marché sous haute tension. La réalité est plus structurelle : la France manque d’œufs parce qu’elle les adore. Pour soutenir la croissance de la filière française et répondre à l’appétit insatiable des consommateurs, Eureden recrute de nouveaux éleveurs En 2025, la consommation a franchi un nouveau cap symbolique avec 235 œufs par an et par Français. Qu’ils soient achetés en coquille, dégustés au restaurant ou intégrés dans des biscuits, ils sont partout. En grande distribution, les achats des ménages grimpent de 5 % par an depuis 2023. Une dynamique qui oblige la production à courir un marathon sans fin pour satisfaire les appétits. La protéine refuge par excellence Pourquoi un tel engouement ? Dans un contexte économique où le pouvoir d’achat reste la préoccupation majeure, l’œuf s’impose comme la protéine animale la moins chère du marché. Véritable « super aliment » accessible à tous, il coche toutes les cases : riche en vitamines, facile à cuisiner, compatible avec tous les régimes et toutes les cultures. Résultat, il fait l’unanimité : 97 % des Français en consomment. Il est devenu une valeur refuge, un produit anti-crise pour 71 % des consommateurs. Mieux, l’origine France est devenue un critère d’achat non négociable pour près de 9 Français sur 10, rassurés par le logo « Œufs de France » qui garantit la traçabilité et le respect des normes sanitaires. Un million de poules en plus chaque année Face à cette « egg-mania », l’offre nationale doit…
La filière française s’adapte au succès de l’œuf
Jamais les Français n’ont consommé autant d’œufs qu’en 2025, atteignant le record historique de 235 unités par habitant. Cependant, ce succès a un revers. En ce début d’année 2026, les rayons peinent à se remplir face à une demande explosive. Pour éviter une pénurie durable, la filière appelle à la construction urgente de 300 nouveaux poulaillers.
