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Ranger les déchets plastique au fil de l’eau

 

Pour Jean-Guy Saillard, ses 2 associés et 2 salariés, ranger au fur et à mesure les sous-produits en plastique destinés à être recyclés fait partie des tâches quotidiennes.

Au Gaec Saillard, à Gouffern-en-Auge (61), chaque matin, le filet du round de paille de 500 kg, stocké dans un bâtiment annexe – à l’abri de l’eau et des sources électriques – est ouvert à l’opinel ou par un couteau hydraulique sur le godet pailleur. Puis, le salarié fait le tour du ballot pour récupérer le filet, sans l’arracher.

Des points de collecte sont positionnés aux endroits stratégiques dans l’exploitation.

Des filets propres et sans paille

Ce dernier secoue alors le filet avant de le ranger en vrac dans les saches Adivalor destinées au stockage près des stabulations. « Ces gestes de rangement font partie des tâches quotidiennes. Cela prend ainsi peu de temps et les filets ne sont pas souillés après utilisation », explique Jean-Guy Saillard, un des 3 associés. Pour ce faire, différents supports sont positionnés à des endroits stratégiques sur les différents sites de l’exploitation. En système aire paillée pour les 120 vaches laitières, génisses et 250 taurillons, l’exploitation conserve la paille des 130 ha de céréales et en achète à l’extérieur. Elle utilise ainsi 24 à 28 bobines de filets de 3 000 m/an. Une fois pleins, les sacs sont transférés dans une ancienne grange, affectée au local de tri, facilitant le chargement le jour de la collecte.

Guy Saillard compresse le film d’enrubannage avec un pilon dans un ancien cubi de 1 000 L à armature métallique.

Les sacs d’enrubannage compressés

« Tous ces plastiques ne sont pas des déchets. C’est à nous de les collecter proprement pour les recycler », leur attribuer une seconde vie… Et ce « ménage », via un rangement au quotidien, outre l’action des agriculteurs dans le recyclage du plastique qui peut être réutilisé à l’infini, « sert aussi de première étape à la dératisation de nos élevages… », ajoute Jean-Guy Saillard. Les films plastique d’enrubannage sont empilés régulièrement dans un ancien cubi de 1 000 L à armature métallique qui a trouvé une seconde mission. « Mais 4 palettes feraient aussi bien l’affaire ! », mentionne l’éleveur. Des ficelles sont tout d’abord installées, puis les bâches rangées par petits cubes. Quand le récipient est plein, avec un pilon, les agriculteurs viennent tasser le tout, formant un ballot de 300 kg environ. Un couvercle permet de conserver ce plastique au sec. « Pour une manipulation facilitée sur les lieux de collecte et de recyclage, nous conseillons de ne pas dépasser 200 kg pour ces ballots compressés », ajoute Aubert Baumard, conseiller collecte Adivalor Grand Ouest. Avant de préciser : « Mais surtout, il ne faut pas mélanger différents types de matière, chaque plastique ayant sa propre filière de recyclage. »

Les sacs pleins sont entreposés dans une pièce dédiée au stockage des déchets en attendant les collectes.

 

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