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Sol et lisier préservés

Ils passent sans laisser de traces

Il faut jouer serré : entre les conditions climatiques pluvieuses, les calendriers d’épandage courts et du matériel grand volume, il n’est pas simple d’intervenir tôt pour les chantiers de fertilisation organique. Les constructeurs trouvent la parade, en équipant les pneus des tonnes à lisier de télégonflage. Pouvoir faire évoluer un ensemble de plusieurs dizaines de tonnes sur des pneus gonflés à moins de 2 bars relève d’une certaine prouesse.
La préservation des sols est désormais compatible avec un épandage de qualité. Le matériel ne marque pas les terrains. Mieux, la volatilisation de l’ammoniac est diminuée, avec des rampes à patins, des enfouisseurs à dents ou des techniques d’acidification. Plus d’odeurs, plus de pertes d’azote.
Toutes ces nouvelles façons d’organiser les chantiers ont aussi un avantage indirect : les engins spécialisés restent au champ, ils sont ravitaillés en continu par des citernes ou par tuyau dans le cas d’épandage sans tonne. « Les routes sont propres, on ne sait même pas que l’épandeur est passé », entend-on dans les campagnes. Moins de nuisances pour les riverains, un sérieux pas en avant qui tend vers une meilleure acceptabilité sociétale.

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