Economie, marchés et gestion

Créer des chaînes de valeur sur le territoire

Communauté d’hommes, le Pacte de Montmuran se veut un terreau d’idées novatrices pour le territoire.

Au mois de décembre, les protagonistes de ce pacte breton, qui se veut « collectif et collaboratif », se réuniront pour la seconde fois depuis sa création en 2018. Avec toujours cet objectif « de faire émerger dans le Grand Ouest et au cœur du territoire, entre terre et mer, des gens de caractère, des perspectives concrètes d’une approche nouvelle et systémique des modes de culture et d’élevage, s’inscrivant dans la transition écologique ». Des avancées concrètes seront présentées à l’occasion de cette journée.

Fragiliser les pathogènes

Les essais conduits par le cultivateur bretillien, Bernard de la Morinière, s’inscrivent pleinement dans ce cadre. « Sur ma ferme, j’observe que, plus l’équilibre d’un sol est favorable, plus les champignons pathogènes sont fragilisés. Avec des résultats spectaculaires comme, par exemple, la disparition du piétin échaudage ». Pour optimiser cette vie biologique favorable, l’agriculteur participe à un essai avec la société Gaïago, de Saint-Malo. « Avec une vraie approche scientifique », insiste Jean-Yves Delaune, gérant. Et de citer quelques observations tangibles : « Aux endroits où nous épandons une solution qui favorise les champignons du sol, nous observons au bout de six semaines, des profils pédologiques qui montrent très bien la profusion du mycélium dans le sol. Parallèlement, nous remarquons que la photosynthèse des plantes est stimulée ».

Des canards apaisés

Cette journée sera aussi l’occasion de mesurer les avancées faites par la « machine à lumière d’étoile » présentée en 2018, curieuse invention du physicien Jean-Michel Baudouin, qui fait aujourd’hui son entrée dans les élevages. « Pour faire simple, disons que cette machine crée des vibrations naturelles que l’on a dans le cosmos », explique Jean-Yves Delaune, précisant que des essais menés dans des élevages suisses de poulet de chair et de pondeuses ont été concluants. « On supprime concomitamment l’ammoniac, les poussières, les virus et les bactéries. Et en plus les animaux sont moins agressifs ». Trop beau pour être vrai ? « Un site pilote sera développé, avec le concours de deux entreprises bretonnes du bassin rennais, cet automne dans un élevage breton ». Et les protagonistes de cette technologie promettent même de transformer le CH4 en H2. Bref, l’élevage a de l’énergie à revendre…

 

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