Élevage

« Ma marge augmente »

Témoignage

« En 2009, je suis tombé sur la SOBAC sur internet. Le fait que certains l’utilisaient depuis près de trente ans dans l’Aveyron. L’histoire m’a bien plu. Mon objectif ce n’était pas de produire à outrance mais simplement de vivre de mon métier en étant le plus autosuffisant possible.

Dès la première année, je suis passé à 100 % en BACTÉRIOLIT et BACTÉRIOSOL. J’ai fait la première mise en place en 2010 et le plus impressionnant, ça a été l’évolution visuelle des fumiers. Quand on vide la stabu, il n’y a plus d’odeurs d’ammoniac et dans le mois qui suit, sur le tas de fumier, ça sent les champignons. L’ambiance est plus saine dans les bâtiments même si les vaches y passent peu de temps. J’ai d’ailleurs constaté une diminution des mammites.

Sur les maïs, il y a une meilleure résistance à la sécheresse, ils restent verts plus longtemps et frisent beaucoup moins vite. Au niveau des analyses de fourrages, je suis toujours au-dessus de la moyenne avec le contrôle laitier. Sur les pâturages, il y a beaucoup moins de refus. Les vaches pâturent uniformément les parcelles.

Sans apporter de chimie et avec un chargement qui a augmenté de 0,5 UGB, nous sortons plus de tonnage à l’hectare qu’avant, plus de lait et avec un peu moins de correcteurs. Je constate que ma marge augmente. Je sais que je ne reviendrai jamais dans le système qu’on m’a appris à l’école.

« J’ai simplement optimisé les coûts »

Certains se demandent comment je fais pour vivre sur cette exploitation sans intrants chimiques et sans être en Bio. J’ai simplement optimisé mes coûts et appris à travailler autrement. Mon poste gasoil était bas, il l’est encore plus aujourd’hui puisque je passe moins sur les parcelles et avec moins de puissance. J’ai un coût de mécanisation très bas. Sur le maïs, je fais un labour, un coup de herse-trainée et je sème derrière en combiné.

J’ai un minimum de charges de structures et je me sens pleinement bien dans mon agriculture.

J’ai mis aussi en place un pâturage dynamique tournant avec un troupeau qui change de paddock toutes les 24 heures afin de respecter le cycle de l’herbe. Avec ce système plus le BACTÉRIOSOL, nous allons encore mieux valoriser les pâtures. Nous allons reconstituer des stocks pour être plus sereins et libérer peut-être un peu de surface pour faire des céréales auto-consommées. Nous sommes autonomes en fourrages.

Les pâtures résistent mieux et il y a toujours une grande diversité de légumineuses dans l’herbe produite. Cette année, les génisses n’ont pas reçu de foin, bien qu’il n‘y ait pas eu d’eau de l’été.

L’harmonie et l’autonomie sont les mots qui me viennent à l’esprit pour qualifier la finalité de ma démarche. Il faut dépendre le moins possible de l’extérieur. C’est là qu’on va chercher le revenu ».

Vous pouvez consulter les résultats économiques 2018 de l’EARL AR DERVENN sur Sobac.fr

Earl Ar Dervenn
  • Pascal Ricordel à Plessé (Loire-Atlantique)
  • SAU : 64 ha dont 52 ha de prairies et 12 ha de maïs.
  • 50 Prim’Holstein pour 415 000 litres de lait plus les génisses.
  • Installé depuis 1997 sur la ferme familiale.
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