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Lait : Un bâtiment semi-ouvert économique

Bien ventilé avec une hauteur maîtrisée, le bâtiment mis en place sur le Gaec Le Feuil à Maen Roch (35) est économique. Il abrite un roto et favorise les conditions de travail.

Mis en service en janvier 2019, le bâtiment en bois s’intègre parfaitement dans le paysage bocager et forestier autour du Gaec Le Feuil situé dans le nord-est de l’Ille-et-Vilaine. Un atout pour la vente directe réalisée sur l’exploitation. « Nous souhaitions avoir un bâtiment simple, pratique, où l’on puisse travailler seul », indique Adrien Goupil, âgé de 27 ans, qui s’est installé avec Pascal Vaslet et sa femme Isabelle (54 et 50 ans) en avril 2017.

De gauche à droite : Pascal et Isabelle Vaslet, Richard Pigeon et Adrien Goupil, dans le large couloir d’alimentation.

Des modules indépendants

Sur 25 m de large et 65 m de long, le bâtiment de la gamme Stabeco (développée par Roiné Charpente, constructeur installé à Domalain) affiche une hauteur de moins de 7 m au faîtage. Ses modules indépendants les uns des autres le permettent : couloir d’affouragement de 6,5 m permettant le stockage des fourrages, module avec deux rangées de logettes, module avec une rangée et les 5 box d’intervention, roto / laiterie. Les aires d’exercice entre les modules sont en partie découvertes : il y a 1,5 m et 1 m de largeur d’ouverture entre les toitures. Cela peut être intéressant dans un bâtiment où les vaches ne sortent pas. Mais sur le Gaec Le Feuil, le pâturage est optimisé… « Nous apprécions la luminosité à l’intérieur du bâtiment », soulignent les éleveurs. Les toitures au-dessus des logettes n’ont pas besoin de translucides. Seul le couloir d’alimentation en présente.

Le poste de dépense concernant la structure du bâtiment a été maîtrisé afin de garder une capacité d’investissement dans un outil de traite performant.

60 m3 de plus avec l’eau de pluie

Ils se sont bien sûr posé la question de l’eau supplémentaire tombant sur les couloirs, à stocker dans la fosse. « Elle est limitée grâce aux gouttières, aux débords de toiture, au positionnement des ouvertures… », précise Richard Pigeon, directeur commercial Roiné Charpente. « Chez nous, cela faisait 60 m3 de plus pour une fosse qui fait au final 1 755 m3. Pas énorme… Et en plus, les surfaces restent propres avec la pluie », constate Adrien Goupil. En système logettes/matelas avec ajout de farine de paille, les associés ont pu faire l’économie d’une fumière qui aurait coûté 60 000 €.

Ventilation optimale

« Dans ces bâtiments bas et ouverts, la ventilation naturelle est optimale », continue Richard Pigeon. Ne sachant pas vraiment pourquoi, les éleveurs ne sont plus gênés par les mouches aujourd’hui. Pour éviter le gel dans les trois abreuvoirs en hiver, ils ont installé un système (pour 780 €) permettant de réchauffer et faire circuler l’eau. Les deux racleurs à corde ont le système anti-gel en série.

À côté de la stabulation à proprement parler, se trouve le bâtiment qui abrite le roto de 22 places et la laiterie. Une toiture Isolonde (isolant sur plaque fibrociment) assure une excellente isolation. Le côté en polycarbonate translucide laisse entrer la lumière. Une porte de tri permet l’identification et l’orientation des animaux au moment de la traite. Des équipements qui génèrent du confort de travail.

Moins 20 à 25 % sur la « coque »
En comptant tout, y compris l’équipement de traite et la fosse, le coût est de 5 500 €/place pour ce bâtiment pouvant accueillir jusqu’à 100 vaches laitières. C’est le premier de la gamme Stabeco à sortir de terre en Ille-et-Vilaine. En Bretagne, un autre est en construction dans le Morbihan. Au total, une quarantaine sont en service en France. « Des faîtages simples, moins de couverture, moins de bardage, des structures de charpente plus légères et l’absence de porte permettent de réduire la facture de 20 à 25 % sur la partie toiture et murs », précise Richard Pigeon.

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