L’agriculture s’engage dans la Breizh COP

Olivier Allain, vice-président et Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne accompagnés des présidents de Chambres d’agriculture de Bretagne lors de la visite de l’UCPT à Paimpol. - Illustration L’agriculture s’engage dans la Breizh COP
Olivier Allain, vice-président et Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne accompagnés des présidents de Chambres d’agriculture de Bretagne lors de la visite de l’UCPT à Paimpol.
La visite organisée à la coopérative UCPT en présence du nouveau président de la CRAB, André Sergent, a été l’occasion pour la Région Bretagne et la Chambre régionale d’agriculture d’affirmer leur engagement dans la Breizh cop.

L’agriculture bretonne, pilier de l’économie régionale, est le secteur d’activité le plus concerné par les enjeux liés à la consommation foncière. Il est aussi le premier émetteur de gaz à effet de serre (GES) en Bretagne. Mais la profession est déjà, d’une certaine manière, engagée dans la Breizh COP, la lutte contre le changement climatique et la réduction des GES.

Une implication forte dans la transition énergétique

Encouragé par la Région, le monde agricole investit notamment dans le développement des énergies renouvelables au sein des exploitations, pour gagner en autonomie et tendre vers l’autoconsommation énergétique. L’appel à projets régional, lancé en mars dernier pour le développement de l’agriphotovoltaïque, a déjà recueilli une quinzaine de candidatures. La Région souhaite par ailleurs accompagner le développement d’un modèle de méthanisation équilibré, s’appuyant sur un label biogaz (breizh métha), et favoriser aussi la micro-méthanisation. Enfin, le déploiement du programme forêt-bois, à travers un contrat de filière signé récemment avec l’État, la Région et les professionnels, de même que la replantation d’arbres dans le
cadre de Breizh forêt, s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Breizh COP.

Depuis plusieurs années, les légumiers bretons (3 000 exploitations) cherchent comment réduire l’utilisation des produits chimiques dans leurs cultures. Au sein de l’alliance Nature et saveurs, les coopératives, dont l’UCPT (Prince de Bretagne), déploient désormais le label « cultivés sans pesticide ». Cet engagement vers des productions saines et à forte valeur ajoutée correspond à l’ambition régionale de faire de la Bretagne le leader du bien-manger en Europe. Autre signe encourageant : avec plus de 20 % des surfaces nationales, la production de légumes frais bio occupe la première place des régions françaises. Prince de Bretagne en produit 20 000 tonnes/an.


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