CoopérativesCôtes d'ArmorTop

L’UCPT devient Les Maraîchers d’Armor

L’Union des Coopératives de Paimpol et de Tréguier est devenu Les Maraîchers d’Armor. Au-delà de l’objectif global de simplification, ce nouveau nom met en avant les productrices et producteurs qui font vivre la coopérative.

Depuis mardi soir minuit l’UCPT (Union des Coopératives de Paimpol et de Tréguier) est devenue une seule et unique coopérative agricole appelée Les Maraîchers d’Armor. « L’UCPT a été créée en 1974 pour regrouper les 3 coopératives : Bro Dreger, la Presqu’île et GPGT du secteur de Paimpol à Tréguier. Tous les ans, il y avait 3 assemblées générales. Il y avait des économies d’échelle à réaliser. Cela s’inscrit aussi dans une action globale de simplification dans un contexte où l’on voit le nombre de producteurs diminuer », explique Gilbert Brouder, président de l’UCPT. Le nom Les Maraîchers d’Armor met en avant les femmes et les hommes qui font vivre cette nouvelle coopérative. Les producteurs et les salariés ont été sollicités pendant la période de confinement pour voter pour le nom et le logo qui leur plaisaient le plus. « L’introduction du terme Armor et de la phrase : Paimpol, Terre légumière, montre l’attachement au territoire que les producteurs mettent en valeur », ajoute Anne-Marie L’Aminot, directrice de l’UCPT.

Une année 2019 contrastée

Gilbert Brouder a fait le bilan des différentes productions légumières de l’année 2019. « Après trois mauvaises années en chou-fleur le bilan est plutôt bon, tiré par un marché à l’export dynamique. L’hiver pluvieux a rendu les conditions de récolte très difficiles. » Les semis de Coco de Paimpol ont été perturbés par les pluies en juin et par l’absence de moyen de lutte contre la mouche. Malgré tout, la saison s’est plutôt bien déroulée jusqu’à l’arrivée de la pluie à l’automne. « Cette saison a été l’occasion de mettre au point le matériel pour écosser afin de pouvoir vendre les Coco en grains en barquettes en frais et surgelé. » Le début de campagne en tomate a été difficile. La canicule estivale a fait de la casse dans certaines régions ce qui a dopé la consommation et profité aux producteurs costarmoricains. « Le bilan de saison est très correct même si la situation est très hétérogène d’une exploitation à une autre. » Le gel de début mai a provoqué de gros dégâts dans les parcelles d’artichauts précoces. Les producteurs se sont ensuite retrouvés en concurrence avec le sud de la France, ce qui a donné une année assez médiocre. « En pomme de terre primeur, les faibles stocks de consommation nous ont permis de bénéficier d’une demande dynamique du marché. En brocoli, la saison s’est bien passée. Le marché a été déficitaire en été et début d’automne sur toute l’Europe suite à la canicule, ce qui a profité à la production bretonne. La grosse problématique reste les dégâts causés par les choucas sur nos cultures. »

Une gamme plus grande en bio
L’agriculture biologique continue sa progression tant en surface qu’en nombre de producteurs. La gamme de légumes biologiques est aujourd’hui plus grande qu’en conventionnel. « La diversification prend une place de plus en plus grande avec cette année une progression des volumes en fenouil, salades, primaline, carotte, poireau, concombre, tomates anciennes, betterave… »
Mots-clés

Peut vous intéresser

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer