Élevage

Le bi-tunnel pour faciliter l’élevage des génisses

Au Gaec des 3 Hameaux, deux nouveaux bâtiments ont été construits pour accueillir les jeunes animaux de l’exploitation. Ils facilitent le travail des éleveurs et favorisent le bien-être des animaux.

« Nos nouveaux bâtiments sont très bien isolés et très lumineux. Ils apportent une ambiance parfaite pour l’élevage des génisses », annonce Marc Connan, éleveur associé à son frère Jean-Luc, à Lanrivain dans les Côtes d’Armor. Ils ont choisi de construire deux bâtiments à structure légère, commercialisés par Cultivert : une nurserie pour les animaux de moins de 6 mois et un bâtiment génisses. Les éleveurs ont été conseillés et suivis par Julien Amiry, le technicien du Cultivert de Guingamp et Mûr-de-Bretagne, et Gérard Touzé, concepteur de bâtiments Triskalia. Les structures de 288 et 700 m2 étaient opérationnelles en septembre 2017 et ont la capacité d’accueillir 45 veaux pour le premier, et 80 génisses pour le second.
Les grands volumes et la structure des bâtiments apportent de la lumière et une aération suffisante pour de bonnes conditions d’élevage.

Julien Amiry (à droite), technicien Cultivert, a conseillé Marc et Jean-Luc Connan (au milieu) pour la construction de leurs deux bâtiments. Ils sont en compagnie de leur stagiaire Tom Schirtz.
Julien Amiry (à droite), technicien Cultivert, a conseillé Marc et Jean-Luc Connan (au milieu) pour la construction de leurs deux bâtiments. Ils sont en compagnie de leur stagiaire Tom Schirtz.

« L’air est en permanence renouvelé et régulé grâce à un système d’ouverture et de fermeture en fonction de la température », explique Julien Amiry. Les systèmes d’aération génèrent ainsi une circulation d’air optimale. Le bâtiment pour les jeunes animaux s’ouvre sur le côté en fonction des informations données par une sonde de température : des filets brise-vent fixes sont associés à des bâches qui s’enroulent et se déroulent selon les besoins. Le bâtiment génisses a la particularité de s’ouvrir par le haut et une station météo détermine le degré d’ouverture. « Nous constatons moins de problèmes pulmonaires et de diarrhées sur nos animaux », affirment les éleveurs qui n’ont perdu aucun veau suite à la mise en place de leurs bi-tunnels.

Plus de souplesse

Avant la construction, les éleveurs manquaient de place pour tous leurs animaux d’élevage. « Nous étions en sureffectif », confirme Marc Connan. « Ce n’était pas fonctionnel. Nous devions curer beaucoup plus souvent ». Les veaux logeaient dans des niches extérieures, ce qui manquait de praticité, notamment en cas de pluie. « Le système de niches marche bien, mais soigner à l’extérieur est parfois très contraignant. Aujourd’hui, les veaux sont à l’intérieur du bâtiment. Cela facilite le nettoyage et la désinfection », explique l’éleveur. Une aire bétonnée a été prévue à cet effet, en plus des 4 cases où sont amenés les veaux à 6 semaines de vie.

Un couloir arrière facilite le paillage. « C’est très pratique car nous sommes en hauteur pour pailler », affirme Tom Schirtz, un stagiaire luxembourgeois. La proximité des deux bâtiments apporte aussi une amélioration des conditions de travail pour le déplacement des animaux. « Avant il fallait transporter les veaux de 6 semaines sur un autre site et les ramener au bout de 6 mois dans le bâtiment des vaches laitières. Cela prenait du temps », raconte Marc Connan. « Le projet et notamment les portails doivent être bien pensés avant la construction », préconise l’éleveur.

Des filets brise-vent associés à des bâches déroulantes permettent une aération optimale.
Des filets brise-vent associés à des bâches déroulantes permettent une aération optimale.

Auto construction

Une des particularités des structures légères comme les tunnels est la possibilité pour les éleveurs de les construire eux-mêmes. « Les bâtiments sont vendus en kit. Ils peuvent donc tout à fait être assemblés en suivant les instructions du constructeur. Ici seuls le bâchage et les finitions ont été réalisés par le constructeur », explique Julien Amiry de chez Cultivert. Le travail nécessaire ne doit cependant pas être négligé. « Un an et demi de construction nous a été nécessaire pour monter les structures. Ce n’est pas toujours facile de le faire soi-même mais nous sommes contents du résultat », affirme Marc Connan.

Deux bâtiments distincts

Initialement, les éleveurs souhaitaient construire un seul bâtiment pour accueillir à la fois les veaux et les génisses de plus de 6 mois. Après quelques échanges avec les vétérinaires de la commune de Bourbriac, ils se sont rendu compte que le nouveau bâtiment tel qu’ils le concevaient n’était absolument pas adapté. « D’après les vétérinaires, nous étions susceptibles d’avoir des problèmes pulmonaires car les animaux d’âges différents n’ont pas les mêmes besoins en termes de ventilation. Nous avons donc abandonné le premier projet et choisi de construire 2 bâtiments bien distincts », explique Marc Connan. Les éleveurs ont ensuite visité plusieurs bâtiments pour faire mûrir leur projet et opter pour la solution technique et économique qui leur convenait le mieux.

Contacts Cultivert
Landerneau : Pierre Leroy – 06 63 37 20 44 ;
Carhaix et Quimper : Jacques Cosmao – 06 63 33 31 97 ;
Quimperlé et Pontivy : Fabrice Bernard – 06 30 42 13 06 ;
Lamballe : Patrick Briens – 06 63 33 46 72 ;
Guingamp et Mûr-de-Bretagne : Julien Amiry – 06 72 56 59 08 ;
Combourg : Gurvan Talvas – 06 22 44 39 47.
Mots-clés

Peut vous intéresser

Bouton retour en haut de la page
Fermer