Élevage

Rester sous le seuil installation classée

Benoît Rannou a choisi de construire un poulailler de 1 350 m2 portant son élevage à 4 950 m2 de surface, lui permettent de démarrer rapidement la construction en restant sous le seuil installation classée.

Benoît Rannou s’est installé en janvier 2016 en reprenant l’élevage avicole de ses parents à Saint-Coulitz (29). « J’ai commencé par rénover les 3 poulaillers de 1 200 m2. Je suis passé en ventilation dynamique en supprimant les lanterneaux et en installant des ventilateurs à économie d’énergie en pignon. J’ai changé les portails et isolé les pignons. À l’avenir, je compte installer des fenêtres, des trappes sur les côtés, isoler les longs pans et bétonner le sol », décrit l’aviculteur de 36 ans.

Un poulailler bien isolé

Benoît Rannou n’a pas de foncier, il a donc très rapidement démarré une réflexion de construction d’un poulailler neuf après son installation. « Je suis parti sur un bâtiment de 1 350 m2, cela me permet de rester en dessous des 5 000 m2 pour ne pas franchir le seuil installation classée et ainsi gagner du temps pour faire aboutir mon projet. » Après avoir visité plusieurs poulaillers, l’aviculteur s’est arrêté sur le constructeur NTD/I-Tek. L’isolation sur les côtés est de 50 mm grâce aux panneaux sandwichs. Pour le plafond, l’isolant est d’une épaisseur de 30 mm, il y a ensuite un vide d’air et une isolation sous toiture de 30 mm. « Surisoler au plafond est très important car c’est à cet endroit que nous avons de grosses déperditions de chaleur. »

Benoît Rannou,  Saint-Coulitz (29)
Benoît Rannou,
Saint-Coulitz (29)

La trappe a influencé le choix de ventilation

Le chauffage avec combustion extérieure était une priorité pour l’aviculteur. Il ne voulait plus d’humidité générée par le chauffage dans le poulailler ni de dégagement de CO2. « Mon choix pour la ventilation a été dicté par les trappes. Je voulais des trappes Fantura de chez Fancom, j’ai donc opté pour ce principe de ventilation. » Benoît Rannou met en avant la forme spécifique de la trappe qui assure une veine d’air de 2 cm au minimum de la ventilation.

« Il n’y a pas d’ouverture de trappes en décalé, elles sont toutes ouvertes de la même façon pour garantir un circuit d’air régulier vers le faîtage permettant un bon mélange de l’air froid et de l’air chaud », explique Jean-Pierre Guillou, responsable commercial Fancom. La ventilation est assurée par 3 cheminées avec débit progressif et 2 autres en tout ou rien. Les 6 turbines placées en pignon viennent en complément des cheminées dès que les besoins en ventilation augmentent. « Le nettoyage des cheminées est très rapide lors du vide sanitaire. Le fabricant conseille de les laver 1 à 2 fois par an du dessus en montant sur la toiture », précise l’éleveur.

11,50 €/m2 de marge PA sur les 2 premiers lots

« Je suis fier de pouvoir montrer un poulailler qui rentre dans l’éthique de production Nature d’Éleveur dans le Finistère », déclare Guénaël Le Sourd, directeur d’Huttepain Bretagne. L’organisation de production a versé une aide de 30 €/m2 pour la construction de son poulailler, il a aussi bénéficié d’une subvention de 30 % pour l’installation des fenêtres. L’investissement total est de 328 €/m2 (hors aides). Benoît Rannou a déjà réalisé 2 lots de poulets lourds sexés dans son poulailler. « Malgré une dalle qui recrache encore son humidité j’ai sorti des résultats corrects à 11,5 €/m2 de marge PA. J’ai repaillé seulement 2 fois. J’ai apprécié la lumière naturelle et l’ambiance du bâtiment. Il n’y a pas d’odeurs, j’avais l’impression d’être dans une poussinière. »

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