Élevage

Pour une « invitation à la ferme »

Le réseau invitation à la ferme compte désormais 15 fermes qui transforment leur production laitière. Au final, un coup de pouce pour la transformation et pour l’écoulement de la production permise par le réseau.

« J’ai toujours rêvé de transformer ma production à la ferme, mais mes projets n’ont jamais abouti, car c’était trop compliqué ». Ce témoignage de Liliane Huet, productrice de lait à Voutré (53), illustre des difficultés connues par certains producteurs. Grâce au réseau Invitation à la ferme, le projet s’est enfin concrétisé. « Plutôt que chacun réinvente le fil à couper le beurre, nous mutualisons les achats de matières premières pour produire localement, et pour que les fermes gardent la valeur ajoutée », explique Jean-Michel Peard, producteur de lait à Saint-Omer-de-Blain (44), en charge du réseau. Créé en 2014 avec 4 fermes, ce sont aujourd’hui 15 producteurs qui ont rejoint l’aventure.

Du sucre à l’emballage

Installée en 1982, Liliane Huet a converti sa production laitière en bio en 2012. Les 92 ha d’herbe de l’exploitation dédiés au pâturage des 40 Normandes, permettront en année 3 de « transformer 50 000 litres de lait par an, sur les 160 000 litres produits », prévoit l’éleveuse. Pour écouler ce volume, Liliane a pu compter sur l’appui et les conseils du réseau. « Nous nous basons sur des modèles de production de 50, 100 ou 150 000 L de produits ultra-frais. Ainsi, pour 50 000  L, ce sont 400 000 yaourts qu’il faudra écouler. Si le producteur choisit de transformer son lait en fromage, ce même volume correspond à 5 000 kg de tome », chiffre Jean-Michel Peard. Ce business plan s’additionne aux recettes mutualisées, ou aux achats groupés, comme « le sucre, ou l’emballage qui affiche le même Gencod. C’est plus simple pour la distribution ». Les yaourts et autres fromages vont ainsi approvisionner la restauration collective, les grandes surfaces, les Amap et les magasins à la ferme.

Pas de concurrence entre producteurs

Avec un réseau qui s’étoffe, pas question de se concurrencer entre producteurs. « Nous veillons à ce que l’éleveur rayonne sur un secteur de 90 km. Chaque pack est personnalisé, et affiche la photo du paysan avec ses vaches. Avec une marque nationale, le client retrouve ses produits d’un département à l’autre, en provenance de fermes biologiques locales ». 300 points de vente proposent les yaourts et fromages « Invitation à la ferme », les ventes ont plus que doublé depuis la création du réseau. « Le but est de constituer un tissu de 50 producteurs en 2018 ». Un objectif fixé pour couvrir tout le territoire.

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