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Alternatives aux antibiotiques

Le zinc bientôt autorisé ?

En alternative aux traitements antibiotiques, certains pays européens autorisent l’utilisation d’oxyde de zinc (ZnO) à des doses élevées dans l’alimentation des porcelets, sous forme de prémélange médicamenteux, à la période du sevrage. Une telle autorisation n’existe pas en France aujourd’hui. L’Anses a été saisie par le ministère de l’Agriculture afin de procéder à une évaluation bénéfice-risque de l’utilisation de l’oxyde de zinc dans l’alimentation des porcelets (efficacité pour l’animal, risque pour l’homme, l’animal, l’environnement).

Il ressort de ce travail que l’efficacité de l’oxyde de zinc en prévention des diarrhées modérées du post-sevrage chez le porcelet est démontrée à la dose de 3 100 ppm  et pour une durée maximale de 14 jours, mais cette posologie reste à optimiser. L’oxyde de zinc peut être considéré comme un moyen de prévention de ces affections digestives. L’évaluation du risque environnemental lié à l’utilisation d’oxyde de zinc en tant que prémélange médicamenteux (épandage de lisier de porcelets en post-sevrage) indique un risque toxique pour les différents compartiments de l’environnement (sédiment, aquatique et terrestre).

L'oxyde de zinc, autorisé dans certains pays européens, interdit en France pour des raisons environnementales, semble être une solution du passé
L’oxyde de zinc, autorisé dans certains pays européens, interdit en France pour des raisons environnementales, semble être une solution du passé.

Recommandations

Sur la base de ce travail, l’Agence considère que des mesures de gestion visant à compenser ce risque doivent être envisagées. La première consiste à n’utiliser l’oxyde de zinc que dans des élevages avec ateliers d’engraissement, et ne traitant pas les lisiers avant épandage. L’Anses précise que l’autorisation éventuelle de l’oxyde de zinc en post-sevrage devrait s’accompagner de la mise en place d’un système de surveillance de la résistance au zinc, de la résistance croisée ou co-sélectionnée à certains antibiotiques et d’une surveillance annuelle des quantités utilisées au niveau national. Le décret européen doit paraître dans les semaines à venir. 

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