MorbihanPolitique et Syndicalisme

Les Cuma osent le second souffle

« Osons le second souffle » sera le thème des assemblées générales de la Fédération et de l’Union des Cuma du 56. Témoignages et démonstrations de matériels animeront la journée.

Le mardi 17 juin, la fédération départementale des Cuma du Morbihan et de de l’Union des Cuma tiennent leurs assemblées générales à Malansac. A cette occasion, les responsables de la Cuma des Cinq clochers et de la Cuma de l’Oust témoigneront des efforts qu’elles ont effectué, l’une et l’autre, pour répondre à une demande croissante des adhérents. Elles illustrent parfaitement cette volonté d’aller de l’avant : « Osons le second souffle ». « Nous travaillons ensemble, même si nous maintenons les deux structures », indique Jean-Michel Roger, président de la Cuma des Cinq clochers. « Nous sommes récemment passé de 2 à 4 tracteurs et de 2 à 3 moissonneuses. En parallèle, la Cuma de l’Oust a embauché 3 salariés et compte aujourd’hui 5 salariés ». Une complémentarité, appuyée par la fédération départementale, qui permet aux deux Cuma de satisfaire la demande. « Quand on bénéficie, à la fois du matériel et de la main d’œuvre, la charge de travail augmente. Il faut parfois oser démarrer une activité pour que les adhérents suivent ». Leurs représentants détailleront leur mode de fonctionnement à Malansac.

Station phytosanitaire à la Cuma de Guer

Lors de la réunion de préparation des AG à Guer, les responsables des Cuma recevaient Laurent Kerlir, président de la Chambre d’agriculture, pour faire le bilan des différents partenariats qui lient les structures : Salon aux champs, positionnement des réseaux dans les territoires, développement des compétences… « Les Cuma montrent qu’il faut aller vers les autres pour trouver des solutions ». L’occasion également de lui présenter une coopérative qui illustre parfaitement le thème qui sera développé aux AG. Celui d’une Cuma (Sillon à Guer) qui ose. Elle vient d’investir 20 000 € dans une « station » phytosanitaire qui comprend, sous hangar, un local de stockage des produits, une aire de remplissage des pulvérisateurs sécurisée, une fosse de récupération et de traitement des effluents. « La subvention est plafonnée à 8 000 € », indique Didier Le Borgne, son président. « Il a fallu batailler pour l’obtenir. Cela représente pourtant une quinzaine de locaux en moins au total, chez nos adhérents et autant de subventions économisées pour les pouvoirs publics ». Un bel exemple d’investissement collectif qui rendra un vrai service aux adhérents en permettant de traiter en matinée et en soirée, au moment où les éleveurs peuvent difficilement se libérer pour les travaux des champs. Bernard Laurent

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