Protection des semis : vigilance accrue au printemps

Au printemps, lorsque le potentiel de la culture se met en place, certains producteurs constatent des ronds clairsemés dans leurs parcelles. En suivant scrupuleusement les lignes de semis, des plantules ont été arrachées. Corbeaux, corneilles ou choucas sont passés par là. Un phénomène qui rappelle que ces attaques peuvent entraîner des pertes importantes, parfois jusqu’au resemis complet de la parcelle.

Des corbeaux en train de manger sur une parcelle agricole fraichement semée - Illustration Protection des semis : vigilance accrue au printemps
© Shutterstock

Au moment où leurs oisillons sont au nid, les oiseaux ont des besoins alimentaires accrus. Les semis de printemps constituent alors une ressource facile et concentrée en énergie. Jusqu’au stade 4-5 feuilles, ils peuvent tirer sur les plantules pour consommer la graine encore riche en réserves. Lorsque plusieurs dizaines, voire centaines d’individus se regroupent, les dégâts peuvent être rapides et massifs. Selon l’institut technique Arvalis, près de 120 000 hectares de maïs sont rese­més en moyenne chaque année en France à la suite de dégâts d’oiseaux. la clé réside dans une approche globale : prévention technique, vigilance terrain, déclaration systématique des dégâts Au-delà du coût direct des semences et du temps de travail supplémentaire, le décalage de cycle pénalise le rendement potentiel. Dans un contexte de charges élevées et de volatilité des marchés, ces pertes pèsent directement sur la marge. Déclarer pour mieux agir collectivement À ce jour, il n’existe pas de solution assurantielle spécifique couvrant les dégâts causés par les oiseaux sur les cultures de printemps. D’où l’importance de la prévention et du signalement. La Chambre d’agriculture de Bretagne insiste sur la nécessité de déclarer les dégâts auprès de la DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer) ou de la Chambre d’agriculture. Ces remontées sont essentielles pour objectiver la pression et maintenir, lorsque cela est justifié, le classement en nuisible de certaines espèces afin de permettre des actions de régulation. Déclarer, c’est défendre ses intérêts individuels, mais aussi contribuer à une gestion collective du risque. Identifier les situations à risque Certaines configurations de parcelles sont plus exposées : • Parcelles isolées ou bordées de bois ; • Maïs en monoculture, favorisant une accoutumance des oiseaux d’une année sur l’autre ; • Absence de labour ou semis sous couvert, avec présence de résidus offrant une ressource alimentaire complémentaire….

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