Paiements pour services environnementaux : Pour sortir du ‘tout-curatif’

Gros plan sur une herse étrille au travail dans un champ - Illustration Paiements pour services environnementaux : Pour sortir du ‘tout-curatif’
Le désherbage mécanique est une des pistes. | © Paysan Breton

« Se concentrer uniquement sur le curatif pour bénéficier d’eau potable est sans doute une impasse financière, technique et environnementale », souligne Laurent Géneau, directeur d’Eau du bassin rennais. Aujourd’hui, des collectivités s’engagent dans les Paiements pour services environnementaux (PSE) qui rémunèrent des agriculteurs pour des actions de protection de l’eau. « C’est un choix, porteur d’un projet de société. »« Nous avons mis en place des PSE depuis 4 ans : 2 concernant les nitrates sur des captages souterrains et 1 concernant les pesticides sur un captage en eaux superficielles, la Valière, qui concerne une aire d’alimentation plus importante », souligne Hélène Beline, directrice du syndicat des eaux des Portes de Bretagne. « 17 exploitations se sont engagées dans ce PSE ‘pesticides’, mettant en place davantage de prairies, des assolements différents, du désherbage mécanique, des cultures nouvelles comme le sarrasin… » Un nouveau PSE va suivre avec une majorité des fermes qui vont repartir, ayant des motivations financières, techniques. « Ces producteurs sont aussi satisfaits de répondre à l’enjeu de qualité de l’eau et apprécient la souplesse des PSE. » Autre exemple, la collectivité Eau du bassin rennais, en plus de sa démarche Terres de sources, va s’engager dans un PSE avec un volet phytosanitaire.Agnès Cussonneau…

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