Combler le manque d’herbe

Dans un contexte de sécheresse sévère, Louis de la Morinière, éleveur bio à Guignen (35), a misé sur un mélange fourrager semé en urgence fin juillet pour sécuriser l’alimentation de ses vaches laitières.

Chantier d'affouragement en vert - Illustration Combler le manque d’herbe
Dans le système de Louis de la Morinière, l'affouragement en vert compense le manque de surface accessible aux laitières. | © Arvalis

Installé à Guignen (35), Louis de la Morinière élève une centaine de vaches laitières en agriculture biologique. Son système repose majoritairement sur l’herbe et le pâturage. Sur les 105 ha de l’exploitation, 15 sont consacrés à du maïs (10 ha de maïs ensilage et 5 ha de maïs grain), 10 ha de mélange triticale-féverole et le reste aux luzernières et prairies. Mes prairies n’étaient plus productives Ces dernières sont composées de RGA, de fétuque, de fléole, de trèfle violet et de trèfle blanc. 30 ha sont accessibles autour de la stabulation. « Dès le mois de juillet, j’ai vu que mes stocks seraient insuffisants », se rappelle l’agriculteur. « En raison de la sécheresse, mes prairies n’étaient plus productives. Heureusement, les 80 mm tombés fin juillet ont sauvé la récolte de maïs. J’ai récolté 67 q/ha (sec) en maïs grain. » Enlever le moha Sur les conseils d’Agrobio 35, Louis de la Morinière décide de semer un mélange fourrager le 24 juillet pour pallier le manque d’herbe. Celui-ci est composé de colza (3 kg), de moha (7 kg), d’avoine diploïde (10 kg), de trèfle incarnat (4 kg), et de trèfle d’Alexandrie (1,5 kg). « L’intérêt du mélange est d’assurer une récolte, même en cas d’attaque d’altises sur le colza, par exemple », souligne-t-il. Sur les 12 ha semés derrière céréale ou luzerne, 8 ha ont été enrubannés fin septembre, le reste étant réservé à l’affouragement en vert. « J’ai fait 54 bottes à 38 % MS sur les 8 ha, soit environ 2 t MS par hectare », déclare l’éleveur. « Les PDIN sont à 83 et les PDIE à 67. » Il observe toutefois que le moha, qui a fleuri dès le début septembre, a fait chuter la valeur alimentaire du mélange et augmenté sa valeur d’encombrement. « Si…

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