Recherche de valeur sur le lait, les cultures, les haies

Maximisation du pâturage, sans OGM, désherbage mécanique, Label haie, photovoltaïque… Ancrés sur leur territoire à Maxent, Rémi Brégère et Bruno Durand multiplient les actions en faveur de la performance économique et environnementale de leur système.

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Rémi Brégère (à droite) et Bruno Durand valorisent leurs haies bocagères. En 2022, ils ont intégré le « Label haie » en lien avec CBB 35.

Sur leur exploitation de 130 ha, avec 80 vaches laitières holstein produisant 680 000 L de lait, Rémi Brégère et Bruno Durand cherchent à apporter de la plus-value en maximisant le pâturage et en développant une stratégie sans OGM et Bleu-blanc-cœur. « Depuis 2016, nous pratiquons du pâturage tournant dynamique et avons aussi orienté la ration vers de l’ensilage d’herbe et du maïs épi », détaillent les associés. Cultures pour l’alimentation humaine « Nous produisons 30 à 40 ha de cultures de vente, dont du sarrasin depuis 2 ans », ont-ils expliqué lors de la porte ouverte Innov’action organisée le 22 juin sur leur ferme. Une partie des céréales est commercialisée via Terres de sources, démarche favorisant la protection de l’eau. La ferme est située sur un territoire à enjeu concernant l’eau.Les éleveurs ont également évolué dans leurs pratiques suite à la signature d’une MAEC (maximum 28 % de maïs dans la SFP et minimum 55 % herbe dans la SAU) qui s’est terminée l’an passé. « Nous avons débuté le désherbage mécanique du maïs il y a 5 ans (herse étrille, bineuse). L’an passé, 12 ha ont été réalisés avec quasiment aucun traitement phytosanitaire (un peu contre du liseron). » Des intercultures estivales à pâturer Sur la plate-forme « intercultures estivales », le mélange teff grass/trèfle d’Alexandrie (photo prise le 22 juin). Fourrages à pousse rapide Pour s’adapter face au changement climatique, ils accueillent cette année une des plateformes d’expérimentation « intercultures estivales à vocation fourragère », mises en place par les Chambres d’agriculture de Bretagne. « 26 parcelles d’observation auront été conduites sur trois ans. L’objectif est de répondre aux besoins de ressources fourragères en été et de maintenir des surfaces pâturables autour des bâtiments », précise Amandine Mauger, conseillère bovin lait à la Chambre d’agriculture.Sur le Gaec de Catillan, plusieurs mélanges d’espèces sont testés après prairie : RGI/trèfle d’Alexandrie (TA), RGI/colza, teff…

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