Cultures

Le légume industrie à la croisée des chemins

Même si la campagne 2021 de pois et de flageolets est satisfaisante, les contraintes sur l’irrigation et sur l’utilisation de molécules de protection sanitaire voilent l’avenir des légumes.

En Bretagne, la campagne 2021 a souffert de l’excès de pluviométrie au printemps. Les surfaces emblavées n’ont pas été aussi importantes que prévu (-10 %). « Le haricot vert n’a pas pu être semé pendant 15 jours en juin ce qui s’est traduit par 10 jours de non-récoltes en août, entraînant sur cette période, une sous-activité des outils industriels », déplore Jean-Claude Orhan, qui quittera prochainement la présidence de l’Uopli. Dans certains secteurs du Grand Ouest, c’est la mouche du semis qui a perturbé la culture. Les rendements (13 t/ha) n’ont pas atteint le prévisionnel, selon Delphine Pieron, de l’AOP Cenaldi qui regroupe 4 000 producteurs en France, dans les trois grands bassins de production.

La campagne de pois est de bonne facture sur l’ensemble des bassins de production en France. Le rendement technique moyen est de 6,91 t/ha. Le Grand Ouest produit 33 % des volumes. Les flageolets ont atteint le prévisionnel, avec + 35 % de volume par rapport à 2020 qui était une mauvaise année. La surface d’épinards a tendance à régresser depuis 4 ans. Les autres légumes (jeunes et grosses carottes, choux-fleurs…) connaissent des fortunes diverses. Jean-Claude Orhan reprend : « Le manque de protection de nos cultures, lié à un retrait excessif, par les pouvoirs publics, de produits phytosanitaires sans se préoccuper de savoir si des alternatives fiables existent, contraint la filière ». Une pénurie de main-d’œuvre saisonnière s’est fait sentir pour la récolte des légumes et pour le bon fonctionnement des outils industriels.

Concurrence des céréales

À cela, vient s’ajouter une forte concurrence entre cultures. « Nous sommes inquiets pour notre filière. Nous ne sommes pas certains, pour la campagne 2022, de trouver toute la surface de légumes nécessaire ». Certains producteurs se désintéressent des légumes (qui sont des cultures à risques) pour faire des céréales.

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