Cultures

Ravageurs sur artichauts : Rechercher la cause de capitules bloqués

Quelques têtes d’artichauts sont bloquées dans leur croissance, selon des observations de terrain. Si aucune explication claire n’est encore établie de manière précise, l’hypothèse d’un petit insecte ravageur est étudiée.

Certaines parcelles d’artichaut présentent des déformations de capitules et des ralentissements de leur développement. Si aucune explication n’est encore formelle pour expliquer ces accidents de culture, l’hypothèse de présence d’apion, famille de petits coléoptères renfermant de nombreux charançons nuisibles aux cultures, est une piste sérieusement étudiée par la Chambre d’agriculture et le Caté. « Ce sont les artichauts Cardinal les plus avancés qui sont les plus touchés. Une tête, souvent une des ailes, est chétive, manque de coloration et ne développe plus. Lorsqu’on la coupe en deux, il n’y a pas de foin », a pu observer Vincent Salou, conseiller légumes pour la Chambre d’agriculture de Saint-Pol-de-Léon (29).

Un réseau de parcelles de surveillance

Vincent Salou suit un réseau de 11 parcelles d’artichaut dans le Finistère, dans le cadre de la surveillance biologique du territoire. Pour essayer de trouver une explication à ce phénomène, des jalons ont été posés afin de mesurer les croissances des capitules.

De son côté, Jean-Michel Collet, ingénieur au Caté en charge des légumes de plein champ, suspecte cet insecte « sans avoir encore pu le prouver. L’apion est présent dans les campagnes, mais nous n’avons pour l’instant pas la preuve de sa présence sur les artichauts ». Cette hypothèse de dégâts par l’insecte s’appuie sur des échanges avec des techniciens de la région de Perpignan (66) où les dégradations de l’apion sont bien connues. Les adultes pondent à la base des plantes, les larves vont ensuite hiverner dans la plante en creusant des galeries et se nymphosent au printemps.

Le Caté espère le mois prochain pouvoir démontrer la présence ou non du coléoptère, en trouvant dans les cultures des traces de passage de la petite larve mesurant 2 à 3 mm. « Chaque agriculteur qui pense être concerné peut nous faire remonter l’information », conseille Vincent Salou. 

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