Economie, marchés et gestionFinistère

Regrouper trois exploitations pour réussir son installation

La Safer a joué un rôle essentiel lors de l’installation d’Audrey Citerin en structurant le foncier autour du siège d’exploitation repris par la jeune éleveuse suite à l’arrêt de 2 fermes voisines.

Audrey Citerin s’est installée début mai 2019 sur la commune de Spézet (29) en se spécialisant dans l’élevage de génisses laitières. Les anciens propriétaires de cette exploitation laitière avaient contacté la Safer pour gérer la vente. En effet, la Safer est en mesure de transmettre la globalité d’une exploitation agricole (terre, bâtiments, matériels, stocks, cheptel). « Sur ce dossier nous avons acheté le foncier afin de garder l’entité économique. Le cahier des charges fixé avec Audrey Citerin était de réussir à récupérer le plus de surface possible autour de ce site pour que son projet d’installation puisse aboutir », explique Dominique Berguerie, conseiller foncier à la Safer Bretagne. Au même moment, deux autres exploitations étaient à reprendre sur le secteur. Le conseiller a dû convaincre les exploitants de céder l’intégralité du foncier dont ils étaient propriétaires et locataires pour que le projet d’installation d’Audrey puisse se concrétiser.

24 mois pour rencontrer tous les propriétaires

« Entre les 3 exploitations, il y avait 18 propriétaires différents et j’ai rencontré tout le monde pour récupérer les accords de chacun, ce qui a pris 24 mois. Audrey Citerin a eu aussi contact avec tous les propriétaires afin d’expliquer son projet », précise Dominique Berguerie. Il ajoute que la Safer est la seule structure à pouvoir proposer un accompagnement de ce type. L’éleveuse poursuit : « Effectuer toutes ces démarches seule aurait engendré de grosses contraintes administratives ce qui pouvait causer des difficultés. En sollicitant la Safer, dès qu’ils m’ont attribué les parcelles j’ai eu le droit de les exploiter immédiatement. » Aujourd’hui, grâce à ce travail, l’exploitation d’Audrey Citerin totalise 104 ha de SAU, groupés autour des bâtiments d’élevage, ce qui est plus simple puisqu’elle travaille seule sur la ferme.

104 ha de foncier en 195 parcelles

L’agricultrice a acheté la totalité du foncier avec un prix qui varie selon l’état et le potentiel des parcelles. La commune n’a jamais été remembrée. Les 104 ha se divisent en 195 parcelles. « J’envisage de réaliser des réalignements de talus afin que les parcelles soient plus faciles à travailler. » Les pâtures occupent 25 % de la surface et le reste est en cultures de colza, blé, maïs ensilage et grain.

Lancer l’élevage de génisses sans investissement supplémentaire
« Pour le démarrage, je travaille uniquement pour un éleveur laitier qui me délègue l’élevage de toutes ses génisses. » Les génisses arrivent à l’âge de 4 mois, Audrey Citerin se charge de les inséminer avec un objectif de vêlage à 24 mois. Elles repartiront chez l’éleveur dès qu’elles auront 22 mois. « L’élevage des génisses m’a toujours intéressée. Les bâtiments s’y prêtaient et cela me permettait de lancer cette activité sans investissements supplémentaires puisque j’ai simplement réaménagé les bâtiments avec des barrières. »
Mots-clés

Peut vous intéresser

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer