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Une volière poulette assez technique

En 2019, une première volière a été installée lors de la rénovation d’un poulailler. Un 2e poulailler sera équipé du même matériel courant juillet. Les aviculteurs apprécient ce nouveau mode d’élevage plus technique et moins monotone que le sol.

En 2010, Laurent Corfmat s’est installé en
reprenant l’exploitation familiale de 4 120 m2 de poulettes au sol située sur la commune de Radenac (56). Katell, son épouse, le rejoint sur l’élevage l’année suivante en construisant 2 poulaillers de 1 700 m2 chacun toujours en poulette au sol. « À la demande de mon groupement j’ai rénové un poulailler de 1 270 m2 datant de 1992 pour le passer en volière. J’ai investi 80 000 € pour rénover le poulailler et 136 000 € dans la volière Landméco-Skiold. Je suis passé de 19 000 poulettes au sol à 32 800 poulettes en volière dans ce poulailler », indique Laurent Corfmat. Son choix s’est porté sur cette volière car elle était déjà équipée de chaînes d’alimentation et de lignes de pipettes dans la structure et que ce matériel était à renouveler dans le poulailler.

Les poussins restent 12 jours dans la structure

Les poussins sont placés dans la structure à leur arrivée. C’est confortable car le 1er étage de la volière est à hauteur d’homme ce qui facilite le déchargement des caisses de poussins. Normalement ils restent au 1er étage, mais l’éleveur fait le choix de les répartir sur les 2 étages afin de pouvoir les laisser 12 jours dans le système plutôt que 8 jours lorsqu’ils sont démarrés uniquement au 1er étage. Monter et descendre est un apprentissage qui doit démarrer dès les premiers jours. Afin de faciliter la circulation des poulettes dans la volière, Laurent Corfmat installe des échelles entre le 1er et le 2e étage. Il met aussi du papier biodégradable sur les échelles pour attirer les poulettes et les inciter à circuler le plus tôt possible dans la structure. Ces échelles servent ensuite à relier le sol du poulailler au 2e étage lorsque la volière est ouverte après 12 jours. « Ces 4 jours supplémentaires dans la structure permettent de renforcer les poulettes. Lorsque j’ouvre la volière pour leur donner accès au reste du bâtiment, elles remontent plus facilement dans le système. », explique l’éleveur. Laurent Questel, commercial Sodimel précise : « Lorsque les poulettes commencent à se percher à l’intérieur de la volière, c’est le signe que l’on peut l’ouvrir car elles sont capables de remonter dedans. »

Une gestion précise du programme lumineux

Après 12 jours la volière est ouverte, les poulettes vont trouver une ligne de pipettes au sol car certaines ne vont pas remonter dans la structure. Cette ligne d’abreuvement sera définitivement relevée entre 8 et 9 semaines. « Malgré tout, je la relève un jour sur quatre pour perturber les habitudes et obliger les poulettes à remonter boire dans la volière. Globalement, elles remontent facilement car l’aliment est uniquement disponible dans le système. » Après l’ouverture de la structure, l’éleveur ne passe pas remonter les poulettes le soir. La gestion précise du programme lumineux suffit. L’éclairage au plafond a été totalement refait lors de la rénovation créant ainsi 3 points de lumière dans le bâtiment en comptant les 2 de la volière. « Lorsque le coucher se fait à 17 h, j’éteins en premier le plafond à partir de 16 h 50 il passe de 100 % à 0 % en 3 minutes. Dès que la lumière au plafond diminue, les poulettes se rapprochent naturellement de la volière pour monter progressivement dedans. Ensuite j’éteins la structure à partir de 17 h ça se fait progressivement sur une durée de 3 minutes. »

Retrait des échelles à 11 semaines d’âge

Les échelles sont enlevées à 11 semaines d’âge lorsque les poulettes commencent à voler du 1er vers le 2e étage. L’éleveur laisse 3 panneaux sur 4 de la volière en position horizontale pour créer de la surface de couchage supplémentaire. « Vers 9 semaines, tous les panneaux sont en position horizontale ce qui fait gagner 7,4 m2 de surface par mètre linéaire de volière », précise Laurent Questel.

30 % de temps de travail en plus
Laurent et Katell Corfmat installent la même volière Landméco-Skiold courant juillet dans le poulailler de 1 220 m2. « L’élevage au sol devient un peu monotone lorsque l’on a goûté à la volière. Le métier devient plus technique, chaque lot réagit différemment. L’élevage en volière demande beaucoup d’observation pour analyser le comportement des poulettes et adapter le matériel pour franchir les différentes étapes de l’apprentissage », témoignent les aviculteurs. Ils n’oublient pas de préciser que l’élevage de poulettes en volière est plus gourmand en main-d’œuvre de l’ordre de 30 % en moyenne sur la durée du lot. « Tant que la structure n’est pas ouverte il faut compter 2 fois plus de travail qu’avec un poulailler au sol. »
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