Élevage

Les aides ne gonflent pas les marges des constructeurs

Les membres du cluster bâtiment d’élevage Elinnove souhaitent faire taire les bruits qui disent que les aides à la construction de poulaillers viennent grossir les marges des fabricants.

Les aviculteurs constatent que les coûts de construction d’un poulailler neuf ont explosé ces dernières années. Dans le même temps le prix de reprise des volailles n’a pas augmenté et il a même tendance à baisser. Différentes aides comme le PCAEA ou les aides des organisations de producteurs ont été mises en place pour inciter à rajeunir le parc bâtiment en vue de reconquérir des parts de marchés sur les importations. Avec ces aides qui coïncident avec la flambée des coûts de la construction, certains éleveurs estiment que ces aides viennent gonfler les marges des fabricants et des vendeurs de matériel d’élevage. « On ne fait pas nos prix en fonction des subventions », se défend Anthony Gobin, le nouveau président du cluster bâtiment d’élevage Elinnove, lors de l’assemblée générale qui s’est déroulée le 24 septembre à Verrières-en-Anjou (49).
Les membres d’Elinnove constatent qu’en 3 ans le polyuréthane a subi une hausse des tarifs de l’ordre de 25 % et que pour l’acier c’est + 17 % sur la même période. Les poulaillers doivent être équipés de fenêtres pour laisser entrer la lumière naturelle ce qui entraîne une augmentation de la hauteur du bâtiment et donc un surcoût. « Les bâtiments sont plus hauts et plus larges ce qui a une incidence sur la charpente. Avant on nous demandait un seul sas sanitaire, aujourd’hui, il en faut 2 et ils sont plus grands. J’ai recréé un devis pour un 1 200 m2 avec les mêmes bases techniques qu’il y a 10 ans et le surcoût est entre 30 000 et 35 000 € », chiffre Vincent Le Roy, vice-président d’Elinnove. « Avec des bâtiments plus larges on met 4 chaînes d’alimentation au lieu de 3 et 5 lignes d’abreuvement au lieu de 4. On installe du matériel de pesage des animaux, des pesons sur silo, des sondes supplémentaires, le rinçage automatique des pipettes et tout le matériel est sur relevage électrique », conclut Anthony Gobin.

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