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Maïs : Un retard quasiment rattrapé

Les températures des 15 derniers jours vont permettre d’atteindre des dates de floraison proches de la normale.

Avant la vague de chaleur de fin juin, on relevait un retard de plus de 50°C de cumul de température, impliquant un retard de développement de plus d’une feuille en moyenne, et un retard de croissance.

Dates de floraison proches de la normale

« Toujours légèrement déficitaires en températures, les cultures ont explosé depuis une quinzaine de jours, permettant de rattraper quasiment le retard accumulé depuis les semis, ce qui permettra d’atteindre une date de floraison proche de la normale », rassure Michel Moquet, d’Arvalis-Institut du végétal.

Températures optimales pour la croissance

« Malgré les chaleurs, pour l’instant, on ne relève pas de problèmes d’alimentation même en sols superficiels ». La plante bénéficie encore de l’eau présente dans les sols grâce à la pluviométrie de mai et juin, normale voire excédentaire. D’autres régions n’ont finalement pas eu notre chance d’avoir de l’eau au printemps… même si cela a rendu les interventions de désherbage difficiles sur les quinze premiers jours de juin en Bretagne. Les températures enregistrées ces derniers jours, même jusqu’à 30-35°C, hors période de canicule, ne sont pas néfastes pour le maïs, tant qu’il y a de l’eau à disposition… Certes, la croissance idéale est celle qui est continue lors des premières semaines de la croissance. Et cela, pour que la plante soit bien enracinée. Le diamètre de la tige traduira le comportement de la culture sur cette première phase de développement.

Inquiétude face au peuplement

Mais ce qui risque d’impacter le plus le rendement, « c’est le peuplement qui n’est pas toujours à la hauteur des attentes, insuffisant ou hétérogène. Il y a eu davantage de dégâts de ravageurs après le semis cette année : oiseaux, sangliers, taupin, mouche des semis… Le maïs peut certes compenser un peu, mais « au-delà de 5 000 pieds manquants, on a une incidence sur le rendement. 10 000 pieds de perdus, c’est en moyenne 300 kg MS/ha de moins sur des indices précoces, en bonnes conditions… », rappelle l’ingénieur régional.

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