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Caméra de surveillance : Fiable dans l’instant, fiable dans le temps

Acteur historique dans la surveillance des troupeaux, la société Détecvel propose du matériel robuste… et qui fonctionne.

Acheter son matériel de surveillance sur Internet ou acheter un kit-caméra prêt à brancher en libre-service. Les arguments coût et marketing ne manquent pas pour séduire les agriculteurs : « Connecté en un tour de main » ; « wifi à 1 000 mètres » ; « en direct sur votre smartphone » ; etc. Sauf que la réalité est rarement si simple. Exemple, pour profiter du wifi longue distance, encore faut-il que les ondes parviennent à sortir du bâtiment où les parois métalliques les font rebondir dans tous les sens sauf en direction de la box. Ou encore, le site de vente en ligne se gardera bien de préciser que le signal wifi se perd dans le feuillage des arbres.

Les agriculteurs les plus perspicaces finiront par tirer un câble… Sauf que les matériaux « à pas cher » – pas suffisamment blindés – sont de vrais tuyaux percés pour transporter les signaux entre la caméra et la box. Sachant qu’au-delà de 120 m, il faut installer un répéteur pour rebooster les signaux électriques: pas toujours facile quand le câble traverse un champ où il n’y a aucune prise électrique à proximité. Bref, installer soi-même un réseau de caméras n’est pas toujours une sinécure. Et il n’est pas rare que l’image du troupeau ruminant paisiblement dans la stabulation ne parvienne jamais sur l’écran de l’agriculteur. Quant à la caméra, elle retourne souvent dans son carton de livraison.

Une image claire et fluide

Ce type de situation, Rémi Tertrais, spécialiste de la surveillance d’exploitations et installé à Tréffendel (35) depuis 1981, le rencontre au quotidien. « Installer une caméra n’est pas si simple qu’on veut le faire croire. Sans compter les conditions particulières d’un bâtiment d’élevage : humidité, poussière, cage de faraday, etc. ».
C’est sur ce créneau exigeant de l’agriculture connectée que la société Détecvel s’est spécialisée pour mettre au point des « produits qui durent dans le temps : nous avons de nombreuses caméras qui ont plus de 20 ans de service ». Avec cette exigence d’installer des outils qui fonctionnent quelle que soit la configuration physique de l’exploitation agricole: « Quand nous installons une caméra, l’image est claire et fluide », assure le patron de cette société qui donne le prix d’un équipement prêt à fonctionner : 2 990 €. « Avec possibilité de recevoir les images sur smartphone, tablette, ordinateur… ou téléviseur. La réception sur poste de TV reste d’ailleurs le premier souhait de nos clients : 60 % des équipements ».

La Charolaise 8433 en direct de la Nièvre

« Contrairement à une caméra boule qui ne se répare pas, nous assurons le changement des pièces défectueuses, y compris sur des caméras qui ont aujourd’hui 20 ans », indique Maxime Alexandre, référent technique.
« Contrairement à une caméra boule qui ne se répare pas, nous assurons le changement des pièces défectueuses, y compris sur des caméras qui ont aujourd’hui 20 ans », indique Maxime Alexandre, référent technique.

La dernière génération de caméra mise au point dans les ateliers de Tréffendel affiche à peine un mois d’âge. Une démonstration dans le laboratoire de recherche et de développement de l’entreprise donne une idée des capacités techniques de ce nouvel outil : « Regardez, je vais zoomer sur le panneau de la voie express situé à 3,5 km », démontre Maxime Alexandre, référent technique de la société. Sur l’écran du téléviseur apparaît nettement une indication invisible à l’œil nu : « Aire de repos – Pays de Brocéliande ». Deuxième démonstration à distance, en direct d’un élevage de Charolaises de la Nièvre ; le troupeau apparaît sur le smartphone : une grosse mémère de 800 kg rumine tranquillement devant une barrière… elle porte le numéro 8433.

Résister aux conditions hostiles d’une stabulation

« Cette qualité d’image, nécessaire si on souhaite un vrai service, vous ne l’aurez pas avec une caméra à 200 €… et qui plus est ne résistera pas aux conditions hostiles d’une stabulation », insiste Rémi Tertrais, avant d’interroger : « Savez-vous quel est le principal ennemi d’une caméra ? Les projections de cailloux lors du paillage. D’où notre vitrage renforcé ; une petite résistance fixée à l’intérieur élimine l’éventuelle condensation pour obtenir une qualité optimale d’image. Il suffit ensuite d’essuyer la vitre extérieure une fois par an ».

Enquillée dans un moule plastique de haute résistance, la nouvelle caméra de l’entreprise bretonne est très sensible à la lumière (2 millions de pixels), ce qui lui permet d’offrir une image très claire et distincte même en situation de bâtiment peu éclairé. « Elle est équipée de deux projecteurs : une en lumière blanche pour vue réelle comme en plein jour et une en infrarouge pour la nuit sans déranger les animaux ; on voit alors les animaux en noir et blanc », détaille Maxime Alexandre en précisant que les ampoules d’éclairage Led permettent désormais d’utiliser du courant basse tension. « Ce qui limite le risque de pollution électrique très fréquent dans les bâtiments d’élevage ».

Un accès Internet
Pour qu’une caméra fonctionne, il faut un accès électrique et un accès internet. « En général le débit 4 G est supérieur au débit ADSL », note Maxime Alexandre. « Le plus performant étant la fibre. Nous préconisons, quand c’est possible, d’installer la fibre entre le bâtiment et la box car le débit est incomparable et ce matériau est résistant à l’eau qui pénètre dans les gaines quand elles sont mal installées ». « Notre logiciel auto-adaptatif permet de conserver un bonne fluidité des images même en cas de variation importante de débit. Par exemple, avec 0,1 méga – situation de faible débit courant lorsque l’installation est réalisée à 6-7 km d’un central téléphonique – , nous parvenons à avoir une bonne qualité de la transmission ».
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