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Nouvelles technologies : la compétence bretonne

La compétence numérique et technologique est bien implantée en Bretagne. Elle ne demande qu’à se développer dans le secteur agricole, pour faciliter le travail quotidien des producteurs.

Si la Bretagne est le deuxième pôle français en matière de Technologies de l’information et de la communication (TIC), l’agriculture doit en bénéficier. C’est le rôle d’Agretic, programme régional de développement piloté par Bretagne développement innovation et financé par la région Bretagne, qui facilite les échanges entre les filières numérique et agricole. Sa plate-forme du Space présentait deux autres projets ayant trait à la sécurité des éleveurs et de leurs moyens de production, proposés par des entreprises bretonnes.

Plus de rupture de stock

Finie la mauvaise surprise du silo vide à la veille du week-end et le stress d’appeler son fournisseur d’aliments en catastrophe… Jusqu’à présent, pour gérer le stock, il fallait monter en haut du silo avec un mètre laser, travailler par résonance en tapant dessus ou utiliser des pesons à tarer tous les deux ans. La société Ijinus, qui signifie « innovation » en breton, située à Mellac (29) et spécialisée en métrologie – mesure des niveaux —, s’est intéressée à la production agricole et propose un concept de capteur sans fil à poser en haut du silo. Par ultrason, une sonde autonome pendant trois ans fait l’inventaire du stock en temps réel, avec une précision de 95 %.

Des capteurs sans fil installés sur les silos permettent d’avoir un inventaire du stock d’aliments en temps réel, avec précision et en toute sécurité, sans avoir à monter sur les silos.
Des capteurs sans fil installés sur les silos permettent d’avoir un inventaire du stock d’aliments en temps réel, avec précision et en toute sécurité, sans avoir à monter sur les silos.

En présence de plusieurs silos, chaque cellule est équipée d’un capteur et communique les données par radio à l’équipement principal. Cet investissement peut aussi intéresser les fournisseurs d’aliments, « avec un gain possible de 1 €/t d’aliment en optimisant la logistique », chiffre Patrick Grange, directeur de la société. Les données ainsi collectées par 3G pourront être intégrées dans le projet collaboratif Domopig, porté par la société Kerhis. Ce projet vise à collecter l’ensemble des informations au sein d’une seule base de données et à concevoir une interface mobile unique pour le pilotage, la collecte et la transmission de ces données.

Surveiller les sites éloignés

Dans un autre registre, pour faciliter la surveillance des sites isolés ou nomades, contre les vols ou pour permettre une vidéosurveillance malgré l’éloignement des lignes ADSL, Tekxia, implantée à Saint-Malo (35), propose un kit de surveillance de 4 caméras et un hub qui recentre l’information, le tout fonctionnant à l’énergie solaire avec une mise en place très simple.

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