Politique et Syndicalisme

Moins de phytos et après ?

Élections Chambre d’agriculture

Les trois syndicats ont pris acte de la baisse de l’usage des produits phytosanitaires dans les années à venir. Les propositions à la loupe…

Dossier emblématique et fortement médiatisé, la suppression programmée du glyphosate cristallise l’attente d’une société demandeuse de moins de chimie en agriculture. Frank Guéhennec, FDSEA, observe que cette molécule « répondait aux besoins d’un certain nombre d’agriculteurs. Aujourd’hui, tout le monde est dans la même dynamique de réduire leur utilisation et il est clair qu’à l’avenir, il y aura de moins en moins de produits phytosanitaires disponibles. Mais une suppression totale deviendrait très compliquée. Il faut que l’État mette la main à la poche pour apporter des alternatives. ».

Un avant et un après glyphosate

Noël Rozé, Coordination rurale, observe que « les exploitations agricoles se sont agrandies, avec pour conséquence un développement de l’utilisation de glyphosate, et que cette solution était économique. Mais l’agriculture et les agriculteurs sauront trouver des alternatives, notamment mécaniques. Il faudra « récompenser ces agriculteurs avec des prix » en phase avec le recours à des techniques plus coûteuses et plus vertueuses. Toutefois, si nous sommes d’accord avec cette interdiction du glyphosate, nous voulons aussi un arrêt des importations de produits en contenant ».

Charlotte Kerglonou-Mellier, Confédération paysanne, se pose la question de l’origine de l’utilisation de solutions chimiques pour les cultures. « Dans les faits, les pesticides permettent de produire plus pour des marchés qui ne sont pas rémunérateurs, comme c’est le cas avec les céréales ». Les solutions de désherbage mécanique, consommant aussi des énergies fossiles, « ne sont pas des solutions à long terme. Il faut réfléchir au modèle de ferme que l’on veut avoir et comment la rendre autonome pour être moins dépendant des pesticides mais aussi du soja ». Une piste envisageable et déjà mise en place localement est à encourager, estime pour sa part Frank Géhennec : « Localement, la contractualisation entre producteurs participe à acheter des céréales au juste prix ».

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