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L’aménagement foncier, autre rôle de la Safer

L’aménagement du territoire est une des missions de la Safer qui s’est illustrée lors du projet de Ligne à grande vitesse (LGV) sur l’Ille-et-Vilaine.
De g. à dr. : Ghislaine Pain, chef de service 35 de la Safer Bretagne, Thierry Couteller, directeur des opérations foncières, Jean-Paul Touzard, président, Mickaël Heurtin, Alain Bignon, président du Comité technique 35, et Blandine Le Corre, conseillère foncière.
De g. à dr. : Ghislaine Pain, chef de service 35 de la Safer Bretagne, Thierry Couteller, directeur des opérations foncières, Jean-Paul Touzard, président, Mickaël Heurtin, Alain Bignon, président du Comité technique 35, et Blandine Le Corre, conseillère foncière.

« L’exploitation que je mène avec mon frère disposait de deux sites, un à Domloup (35) où se trouvent les vaches laitières et un atelier poulets de Janzé, et le siège à Cesson-Sévigné où j’étais basé avec les génisses de renouvellement et un troupeau de Blondes d’Aquitaine. Près de Rennes, de routes importantes et dans un hameau dense, le positionnement à Cesson-Sévigné était délicat. La LGV venait en plus traverser le site sur 1 bon km », témoigne Mickaël Heurtin, agriculteur qui a pu être relocalisé à Domloup grâce à l’action de la Safer et des différents acteurs du projet.

D’un côté le producteur a résilié des baux sur 25 ha à Cesson-Sévigné qui sont allés en réserve foncière, de l’autre, il a pu acquérir 33 ha de foncier, des bâtiments agricoles et une maison d’habitation à Domloup. Un déménagement qui s’est fait dans le cadre d’un départ en retraite. « Certes, ce projet me rapprochait de l’autre site de production, à 1 km aujourd’hui contre 5 km auparavant. Mais il a dû être accepté par toute la famille, ma femme ne travaille pas sur l’exploitation. Nous l’avons fait pour l’intérêt général : des agriculteurs situés à Cesson-Sévigné et pour la mise en place de la LGV. » Devenant propriétaire, le producteur a vu son endettement s’élever. Il a aussi fait construire une stabulation pour les génisses, l’atelier allaitant a été arrêté. Sur le plan administratif, une relocalisation n’est pas simple non plus.

Accompagnement administratif

« Heureusement, j’ai pu être accompagné par la Safer pour toutes les démarches : DPU, plan d’épandage, référence laitière… », apprécie le producteur. Au total, ce sont 5 exploitations qui ont été relocalisées en lien avec le projet LGV. « Nous avons commencé les réserves foncières bien en amont, dès 2002. Notre rôle est de réduire l’impact de ce type d’ouvrage sur les exploitations agricoles en évitant les prélè- vements fonciers et en restructurant pour qu’il n’y ait pas de coupure », expliquent les responsables de la Safer. Pour les 48 km de LGV, 714 ha ont été mis en réserve, dont 443 ha revendus pour l’emprise et 84 ha pour les mesures compensatoires environnementales.

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