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Des pistes pour une meilleure maîtrise sanitaire

Une étude réalisée sur 85 lots de volaille a recensé les problèmes sanitaires rencontrés dans les élevages. Les éleveurs indiquent ensuite les facteurs de réussite pour un bonne maîtrise du sanitaire.

« Pour maîtriser le sanitaire en élevage de volaille biologique, il est primordial de miser au maximum sur le préventif », explique Coline Brame, conseillère avicole à la Chambre d’agriculture des Côtes d’Armor. Le projet Casdar Synergie a été mis en place pour mieux comprendre et connaître les facteurs de maitrise de la santé en élevage. « Les élevages étudiés étaient à 80 % en filière longue et 20 % en filière courte. L’approche épidémiologique s’est appuyée sur un bilan sanitaire dans les élevages avec 85 lots suivis et des autopsies à différents stades de croissance. L’approche sociologique a permis d’identifier des pratiques préventives sur 18 élevages. »

La qualité de l’eau souvent négligée

Sur les 85 lots suivis, des problèmes sanitaires ont été signalés sur 32 lots. Ce sont principalement des soucis digestifs, avec des entérites, diarrhées ou occlusions, cités par la moitié des éleveurs et concernant 24 lots sur 85. Viennent ensuite des cas de coccidies et d’helminthes. « Nous constatons une présence de coccidies dans ¾ des lots mais peu de lésions sévères. Ce sont peut-être des lésions occasionnées par le vaccin. » Des cas de dermatites, ampoules, retard de croissance et pododermatites sont constatés chez 35 % des éleveurs. Les autres problèmes rencontrés sont l’agressivité, le picage, quelques cas de mycotoxines et de toux. « Selon les éleveurs, la maîtrise sanitaire globale de l’atelier passe par un bon équilibre de la ration, un nettoyage et une désinfection dans les règles.

Sécuriser le démarrage est primordial avec une bonne gestion de la litière en repaillant souvent pour apporter du confort aux volailles. La gestion de l’ambiance est aussi un critère à ne pas négliger. La qualité de l’eau de boisson est citée en dernier et pourtant dans 80 % des 54 élevages, la qualité de l’eau n’était pas conforme, avec par exemple, des présences de coli. » Des essais sont encore en cours sur des lots sans traitement de l’eau mais avec purge du réseau et d’autres avec traitement de l’eau par acide/péroxyde. Nicolas Goualan

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