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Mécaniser le légume

Bro Dreger, la station très pro

À la station de conditionnement de légumes de Camlez (22), tout est mis en œuvre pour que le producteur n’ait plus de tâches pénibles à effectuer lors de la livraison de ses légumes.

Prendre le meilleur de tous les côtés pour faciliter le travail de chacun, telles étaient les ambitions de la station de conditionnement de légumes de Camlez lors de sa création. Que ce soit pour le Coco de Paimpol ou les choux-fleurs, l’agriculteur peut compter sur une équipe formée et des outils facilitateurs à son travail. « Lors de la création de la station Bro Dreger, un travail de concertation a été réalisé entre tous, avec notamment l’appui de Jean-Philippe Martin, ancien directeur de la station qui échangeait beaucoup avec le personnel, et a apporté un œil neuf sur l’organisation.

Jean-Yves Rabbé, directeur de la station, Éric Salaün, président, et Véronique Le Morvan
De gauche à droite : Jean-Yves Rabbé, directeur de la station, Éric Salaün, président, et Véronique Le Morvan.

La première commission à s’être réunie a été celle du chou-fleur », se souvient Éric Salaün, président de la station costarmoricaine. Bien souvent à l’initiative de progrès nécessaires à la filière, la station de Camlez bichonne ses livreurs. Les 115 producteurs apporteurs à la station bénéficient de matériel limitant les efforts. « Quand on a passé une journée difficile sous la pluie, il est appréciable de livrer ses légumes dans de bonnes conditions. Le but : zéro travail pour le producteur », estime Éric Salaün.

Un affûtage futé

« Pour limiter les troubles musculo-squelettiques, nous avons mis à disposition des producteurs une affûteuse à bande. Depuis, les poignets portant des bandages ou des bracelets de cuir se font beaucoup plus rare. En affûtant son couteau régulièrement, les blessures et les tendinites sont aussi limitées. Un couteau qui ne coupe pas demandera à son opérateur de taper plus fort sur le légume. Suivant les périodes de l’année, les végétaux sont plus difficiles à couper », note le président. Un salarié formé à cet affûtage rectifie régulièrement la coupe des lames, pendant que son propriétaire livre ses récoltes.

Livraison, lavage et chargement

Les colis sont déchargés, et la station de lavage mise à disposition permet de gagner en propreté. « En plus de conditions de travail améliorées avec une remorque entretenue, le risque de chute est diminué. Le véhicule peut alors être rechargé en emballages propres, rapidement à l’aide de notre pince à emballages ». Le procédé permet de gommer les pics de réception de légumes, avec des cadences de chargement de cageots élevés. Depuis 2 ans, le lavage des pallox de Coco de Paimpol est aussi réalisé à la station. « L’idéal aurait été de mettre en place le nettoyage chez le surgélateur, qui a refusé.

La station redonne le tranchant indispensable au couteau
La station redonne le tranchant indispensable au couteau pour une récolte plus sécurisée.

Nous avons donc opté pour un lavage ici, à Camlez. 12 à 15 000 pallox sont ainsi lavés chaque année. Fournir des bacs de conditionnement propres est essentiel, surtout avec des produits issus de l’agriculture biologique », explique Jean-Yves Rabbé, directeur de la station. Même principe pour le légume AOC : après pesée des pallox lors de la livraison et émission du bon de livraison, le travail du producteur s’arrête là. La station enchaîne avec le traitement en cellule froide et le conditionnement de Cocos de Paimpol. Plus qu’une station de conditionnement, le personnel apprécie l’ambiance conviviale et d’échange présente, avec là aussi moins de pénibilité, grâce à des investissements dans du matériel automatique et semi-automatique. Fanch Paranthoën

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