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La tresse, conditionnement phare

L’AOP oignon de Roscoff garantit un produit de qualité, tous les bulbes passent en main après la récolte. La très bonne conservation naturelle est encore améliorée grâce au tressage manuel du légume.

L’oignon de Roscoff a obtenu son AOC en 2009 et son AOP 4 ans plus tard. « Ces appellations étaient la cerise sur le gâteau car les producteurs cultivaient déjà depuis longtemps l’oignon comme en AOC, nous appliquions un pré-cahier des charges », déclare Robert Jézéquel, producteur et président du syndicat de défense de l’oignon de Roscoff. Le légume profite d’une aire de production proche de la mer allant de Kerlouan à Roscoff (29) et particulièrement adaptée à sa culture. Il est semé dans les meilleures parcelles qui sont validées et identifiées à l’Inao. « Toutes les opérations, de la production de la graine au conditionnement, sont effectuées dans l’aire géographique. » Les producteurs cultivent une variété introduite en 1647 par un moine capucin. Cette variété a été sélectionnée pendant des siècles sur des critères de conservation car les oignons étaient embarqués sur les bateaux et devaient se conserver pendant des mois. « Nous avons hérité d’un oignon qui se conserve très bien naturellement et cela sans utilisation d’anti-germinatif chimique. »

La récolte est déclenchée lors de la tombaison des fanes, les oignons sont alors soulevés de terre à l’aide d’une lame derrière le tracteur. « C’est à ce moment que la dormance est au maximum pour garantir une conservation naturelle. » Les tâches manuelles arrivent  au moment du conditionnement des oignons. Chaque bulbe est obligatoirement passé en main pour le nettoyage, l’ébarbage ou le tressage. « Ceci permet de détecter tous les défauts et de proposer un oignon au sommet de la qualité. » 60 % de la production sont tressés c’est la meilleure façon de conserver l’oignon. « Cette technique est héritée des Johnnies, les marchands d’oignons, qui à partir de la moitié du XIXe siècle, tressaient les oignons avant de quitter Roscoff dans le courant de l’été pour vendre leur marchandise en Grande-Bretagne. » Nicolas Goualan

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