Pommes de terre : calibrer à la récolte pour gagner en qualité

calibrage-pommes-de-terre-legume - Illustration Pommes de terre : calibrer à la récolte pour gagner en qualité

Benoit Porhel a choisi d’investir dans une calibreuse pour connaître les volumes par calibres disponibles à la vente et augmenter sa réactivité lors d’expéditions de plants.

Sur l’exploitation de Benoit Porhel, à Plouider, l’arrachage des pommes de terre est synonyme de calibrage. C’est en effet depuis peu que le producteur a investi dans une installation d’occasion de chez Noble. « Auparavant, le calibrage se faisait au fur et à mesure des expéditions, ce qui engendrait beaucoup plus de manipulations. Il nous fallait aussi réchauffer nécessairement le produit pendant 2 à 3 jours pour ne pas l’abîmer, le tubercule étant très sensible aux manipulations quand il est froid », explique l’agriculteur.

Maintenant, au début de la chaîne de calibrage, une trémie de réception recueille les tubercules fraîchement arrachés. Les petits calibres de moins de 28 sont séparés, ainsi que les gros tubercules destinés à la consommation. Les plants sont remontés par un tapis et sont traités contre le phoma et la fusariose avec une spécialité commerciale contenant de l’imazalil. La partie plant est ensuite calibrée selon la demande des clients. « J’ai la possibilité de séparer cette partie plant en 5 calibres. Le 35-45 sera plutôt sélectionné pour les régions françaises dont la Beauce, alors que les plants plus gros comme le 45-55 partiront pour les pays méditerranéens, où ils sont appréciés pour leur vigueur de départ », décrit le chef de l’exploitation. Avec le système actuel, les plants arrachés sont également triés de suite. Cette année, les conditions sont idéales à la récolte puisque les plants sont secs. À l’inverse, en conditions humides, les pommes de terre sont plus terreuse et difficile à sécher. Il convient d’être vigilant au niveau séchage avec ce type d’installation, puisque, avec des plants qualibrés dans chaque pallox, la circulation de l’air y est plus difficile.

Séchage par aspiration

Le bâtiment frigo, qui date de l’année dernière, est optimisé pour le séchage. « Le système de séchage par aspiration me permet rapidement de sécher en 2 jours les plants. La température ambiante est maintenue à 12°C pendant la récolte puis descendue à 3°C du 15 octobre à la fin mars. Le bâtiment, qui peut accueillir 1 300 t de produits, mesure 20 m par 32 sur 7,5 m de hauteur. Le séchage est homogène dans tout le volume. Il est nécessaire d’utiliser des pallox de qualité, car avec un bâtiment à charpente haute, ils sont empilés par 6. Tout le poids repose donc sur le pallox du bas, soit plusieurs tonnes ». Fanch Paranthoën


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