Les légumiers exposent leurs difficultés à l’Administration

legumier-thierry-merret-pascal-prigent-andre-quenet - Illustration Les légumiers exposent leurs difficultés à l’Administration

Quelques mois après son arrivée à Quimper, le nouveau secrétaire général de la préfecture, Éric Etienne, est venu lundi 11 août à la découverte de la zone légumière.

La journée a commencé par la présentation de la Sica de Saint-de-Pol-de Léon, 1er groupement français de producteurs de légumes regroupant 1 500 producteurs légumiers et horticoles. La visite du marché au cadran de la Sica, a permis de mieux appréhender la commercialisation des produits dans la filière légumes avec le système à enchères dégressives, outil permettant d’assurer la transparence du marché.

À la découverte de l’organisation économique légumière

La visite de la station de conditionnement de Kervent a par la suite mis en avant la diversité des productions proposées (mini-légumes, chou-fleur de couleur, légumes anciens, tomates, légumes bio…), ainsi que l’organisation de la filière du producteur jusqu’à la mise en marché et la préparation des commandes. Les représentants de l’administration ont ainsi pu échanger avec le président de la Sica, Jean-François Jacob, sur l’organisation de la filière légumière.

À également été évoqué le cas du Bassin versant de l’Horn-Guillec, pour lequel l’État veut appliquer des contraintes supplémentaires alors que les engagements ont été remplis par les agriculteurs. « C’est un non-respect de la charte de territoire de la part de l’État », comme l’on indiqué Mickaël Prigent, Membre du Conseil d’administration de la FDSEA et Jean-Guy Gueguen, Président du Syndicat de l’Horn.

Rencontre en exploitation

Cette journée a permis d’aller à la rencontre des producteurs pour lesquels la situation actuelle est inquiétante. Légumes sous serre, légumes plein-champ, horticulture : l’ensemble de ces filières connait une situation compliquée. Comme l’indique, Jean-René Guillerm, producteur de tomates à Saint-Pol-de-Léon, « face à des marchandises importées à des prix défiant toute concurrence, nous n’arrivons plus à vendre nos produits si ce n’est des prix très bas ». Cela compromet gravement la pérennité de nombreuses exploitations. En légumes plein-champ (choux, artichaut, pomme de terre, échalote…) la situation est malheureusement similaire. Comme cela a été précisé lors de la visite du Gaec des Garennes, à Henvic « heureusement que nous avons la production de jeunes pousses qui nous permet de tamponner, car l’ensemble des producteurs de légumes de plein-champ souffrent énormément ».

La visite de l’exploitation de Yvon et Monique Penn en production horticole à Taulé, n’aura pas éclaircit ce tableau déjà sombre. « La TVA a quasiment doublé en trois ans. On se retrouve ses dernières années en concurrence face à l’Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique notamment, qui possèdent un coût de main-d’œuvre bien inférieur. Les difficultés de recrutement pèsent également sur l’activité. On ne peut plus faire face. »


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