FinistèrePolitique et Syndicalisme

Une nouvelle équipe aux Jeunes Agriculteurs

Renouvellement important chez les Jeunes Agriculteurs du Finistère. L’équipe menée par Sébastien Louzaouen compte 11 nouvelles têtes sur un conseil d’administration de 25 membres.

Après sept ans de présidence tenue par deux éleveurs de porc, le syndicat Jeunes Agriculteurs du Finistère joue l’alternance en élisant un producteur de lait à sa tête. Le nouveau président, Sébastien Louzaouen, 27 ans, installé depuis 5 ans à Ploumoguer, était auparavant président du groupe lait.

Deux nouveaux groupes : volaille et nouvelles filières

«J’adhère aux idées de JA 29 depuis mes 18 ans et même avant. J’ai toujours estimé que l’on ne pouvait pas être seulement critique quand on ne propose rien en face. J’en suis encore plus convaincu depuis 2009, année de la dernière crise laitière. C’est pourquoi je suis un fervent partisan de l’organisation des producteurs en OP (organisations de producteurs) et AOP (association d’OP) »,  indique le nouveau président qui, en formant le nouveau conseil d’administration, a souhaité donné de la voix à toutes les filières : « Nous avons formé un groupe volaille qui n’existait pas avant. Nous avons aussi initié un groupe nouveaux marchés et nouvelles filières qui sont des tendances de fond de l’agriculture d’aujourd’hui ».

« Le monde attire le monde »

Jeunes Agriculteurs compte également beaucoup sur le groupe communication, piloté par Martin Cloître, agriculteur à Plouarzel, pour que « ce soient les agriculteurs et non les autres – associations, lobbies – qui parlent de l’agriculture. Nous voulons être proactifs car nous sommes fiers de nos produits et les consommateurs sont en droit de savoir ce qu’ils ont dans leur assiette ». Bref, les Jeunes Agriculteurs ne veulent plus « subir les attaques », position qui les conduit à être « sur la défensive ». Et les jeunes élus d’ajouter : « Notre objectif est de développer une communication positive ». Le soutien à la démarche « Viandes de France » (Le porc français, Volaille française, Viande bovine française, etc.) s’inscrit logiquement en prolongement de cette volonté de communiquer sur les produits. « La mention ” né, élevé, transformé en France ” représente une transparence totale pour le consommateur », est convaincu David Louzaouen, responsable de la section porcine, qui y voit aussi un moyen de favoriser l’approvisionnement de l’industrie des viandes en produits français.

L’enjeu du foncier

Autre fer de lance – historique – du syndicat jeune : l’installation. « En mars, c’était le thème de notre rapport d’orientation », rappelle Jacques Jacob, en charge du dossier et secrétaire général adjoint, qui milite pour « un guichet unique qui évitera de multiplier les démarches administratives ». Le syndicat entend aussi appuyer l’idée d’un renforcement des Safer pour « qu’elles aident davantage les jeunes au démarrage. Par exemple, en trouvant des partenaires financiers pour l’accès au foncier », cite Guénolé Kerbrat, trésorier.

Nouveau conseil d’administration

  • Président : Sébastien Louzaouen, Ploumoguer.
  • Secrétaire général : David Louzaouen, Plouzané.
  • Secrétaire général adjoint : Jaques Jacob, Roscoff.
  • Trésorier : Guénolé Kerbrat, Taulé.
  • Trésorier adjoint : Gwénolé Puech, Pluguffan.
  • Membres : Vincent Auffret, Pleyben ; Sylvain Bescond, Ploudalmézeau ; Fabien Cadiou, Le Cloître-Pleyben ; Martin Cloître, Plouarzel ; Stéphane Cornec, Plonéis ; Marie-Anne Cotten Tourc’h ; Nicolas Coz, Plabennec ; Nicolas Guivarc’h, Lanhouarneau ; Ronan Huon, Le Cloître-Saint-Thégonnec ; Sylvain Jaouen, Plourin ; Roland Jestin, Brélès ; Benoît Le Lay, Plomeur ; Nicolas Léon, Plonévez-du-Faou ; Solenn Milin, Milizac ; Yves-Hervé Mingam, Guiclan ; Ludovic Pensec, Locunolé ; Sébastien Sévignon, Combrit ; Jérôme Tanguy, Plouénan ; Eric Trévien, Mespaul ; Benoît Vigouroux, Guiclan.

Ce foncier est qualifié par Gwénolé Puech, trésorier adjoint, « d’enjeu majeur pour l’installation. Notre  objectif est de responsabiliser les élus pour qu’il y a ait une cohérence de gestion du foncier au niveau des différentes collectivités ». Et ce jeune élu de s’élever contre « ces terrains qui restent en friche pendant 20 ans dans l’attente d’être transformés en zone artisanale ou autre ». Pour autant qu’ils se montrent vigilants sur la destination du foncier, les Jeunes Agriculteurs insistent sur le fait que cette bataille pour la préservation des terres agricoles n’est pas une attitude de blocage face aux activités hors-agricole. « Nous sommes pour le développement économique, mais de façon cohérente ». Didier Le Du

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