10857.hr - Illustration Les trésoreries fondent très vite
De nombreux éleveurs ont suivi les responsables jusque Quimper, où la FDSEA et les JA se sont entretenus avec le préfet.

Les trésoreries fondent très vite

Un point sur la conjoncture porcine a été organisé mardi 18 janvier par la FDSEA et les JA 29. Les trésoreries se dégradent très rapidement.

« Un élevage naisseur-engraisseur de 250 truies perd 100 000 € sur une période de 6 mois », chiffre Yvon Tanné, directeur des engagements et des crédits au Crédit Agricole du Finistère. « S’il n’y a pas de mesures de soutien, 1/3 des élevages aura très rapidement un taux d’utilisation de sa trésorerie de plus de 90 % ». Même constat chez François L’Haridon, président de la section finistérienne de la caisse de Bretagne du CMB. « À fin septembre, 32 % des éleveurs utilisaient 70 % de leur ouverture de crédit. Nous arrivons aujourd’hui à 40 % d’éleveurs ». Invités à échanger sur la situation de crise que traverse le maillon production porcine, des éleveurs sont venus nombreux à Pleyben, mardi 18 janvier.

Le prix comme seule porte de sortie

Thierry Marchal, secrétaire général de la FDSEA 29, appelle à contracter « des PGE (Prêts garantis par l’État), pour que l’État prenne conscience de nos situations. Nous devons bénéficier des mesures liées à la crise du Covid », insiste le responsable qui appelle à l’unité « pour cette cause commune ».
Un éleveur estime que « les cours de matières premières vont rester élevés. La seule porte de sortie, c’est le prix. Mais ce n’est pas une baisse de la production qui conduira à une hausse de ces prix, car la consommation de viande de porc diminue au profit de la volaille. Il faut que les GMS acceptent d’augmenter de quelques centimes le prix de vente ». Même idée chez un Jeune Agriculteur, hostile à utiliser le levier PGE qui « creusera davantage notre trou. Il faut aussi accélérer les versements des aides PCAEA, l’administration est bloquée ! »
Après les échanges, les éleveurs sont allés déposer leurs demandes au préfet, à Quimper. « Il connaît nos chiffres, il est conscient qu’il faut aller vite », résume Thierry Marchal, au sortir de l’entrevue.


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