Productions Agricoles

Un lancement d’activité réfléchi

Organisation et sécurité. Ces deux mots résument le type de conduite mise en place par Gildas Gautier qui mène seul son atelier de taurillons Charolais à Andouillé-Neuville (35).

Gildas Gautier s’est installé début janvier 2013 sur l’exploitation familiale, au départ en retraite de ses parents, faisant le choix de laisser le lait pour un atelier de taurillons. Sur la SAU de 63 ha, sont cultivés 22 à 25 ha de maïs ensilage et parfois grain, une dizaine d’ha d’herbe, 25 ha de blé (dont 7 ha sont gardés pour nourrir les JB avec l’aplatissage par un prestataire), et 4 ha de colza pour la vente. Après avoir visité différentes exploitations, l’éleveur a aménagé l’ancienne stabulation laitière pour pouvoir accueillir 120 JB, dans 10 cases. Le sol, plat, a été bétonné, avec une marche de 50 cm en fond de case, et une autre marche moins haute (10 cm) devant l’auge. Déjà existante, cette dernière a été conservée.

Sécurité sur les marges

Plutôt que de lancer son activité sans aucune assurance revenu, dans un contexte de plus en plus volatil, Gildas Gautier a opté pour un des contrats à objectifs partagés (Cop) proposés par Ter’élevage sur une partie de sa production. Le « Cop sérénité » garantit une marge sur le taurillon permettant de payer la main-d’œuvre et le bâtiment, quand les cours sont insuffisants. Il fonctionne pendant les 10 premières années d’amortissement du bâtiment. « C’est une caisse de péréquation à l’échelle de l’exploitation qui sécurise à la fois l’éleveur, son banquier et les abattoirs », explique Jean-Jacques Bertron, responsable technique bovins Ter’élevage.

Passage d’homme, contention…

Chaque case est équipée d’un passage d’homme et de doubles barrières, permettant de contenir les animaux et de les faire circuler plus simplement. « Les taurillons sont regroupés à l’arrière quand je passe le rabot sur la partie près des auges, une fois par semaine », a expliqué Gildas Gautier lors d’une porte ouverte sur son exploitation. « À l’arrière, le fumier est curé tous les trois mois. Tous les animaux sortent par le couloir arrière et peuvent être orientés vers le système de contention, vers le parc de rassemblement ou le couloir en direction du camion. »

Le producteur dispose d’une pailleuse (paillage quotidien) et d’une mélangeuse. « Au démarrage, les animaux reçoivent une ration spécifique et sont tondus, pour éviter qu’une croûte de paille humide ne se forme. » Une opération qui permet de limiter les problèmes (pulmonaires, gale…). La bonne gestion sanitaire du troupeau (quarantaine, vermifuge, vaccins…) adossée à une alimentation cadrée et des bâtiments opérationnels permet à l’éleveur d’obtenir un GMQ moyen de 1,58 kg/j, le maximum étant de 2,3 kg/j Les carcasses sont plutôt classées en U=. La valorisation suit. Agnès Cussonneau

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