C’est le ‘money time’ pour vacciner

Les invités de la FDSEA 35 ont expliqué pourquoi « l’engagement collectif est le meilleur vaccin face aux crises sanitaires ».  

Un couloir d'alimentation dans un bâtiment d'élevage avec des génisses de race Holstein à gauche et des vaches au cornadis à droite - Illustration C’est le ‘money time’ pour vacciner
Dans un élevage laitier, la gestion sanitaire est un enjeu permanent. | © Paysan Breton - T. Dagorn

« FCO, MHE, DNC, Influenza aviaire, peste porcine africaine… Nous sommes dans une nouvelle ère du sanitaire avec la multiplication des maladies. Et d’autres vont émerger. La gestion du sanitaire est devenue une question permanente », a introduit Guillaume Bourges, animateur à la FRSEA Ouest, à l’assemblée générale de la FDSEA 35. Éviter le manque de génisses Marylise Le Guénic de la Chambre d’agriculture de Bretagne est revenue sur l’année passée. « En Normandie et Ille-et-Vilaine, il y a eu beaucoup de FCO sérotype 3. En Morbihan et Finistère, davantage de 8. » Mais les statistiques ne sont pas précises : des cheptels ont connu les deux et des foyers n’ont pas fait l’objet d’analyse. « Si vos troupeaux n’ont pas été touchés par un sérotype, les animaux sont dits naïfs, c’est-à-dire sans anticorps. En Ille-et-Vilaine, il y a donc une alerte plus spécifique sur la FCO 8. » Concernant la MHE, s’il n’y a pas eu « l’explosion attendue », alors que peu de cheptels ont été vaccinés, « le risque est présent », rapporte la vétérinaire. Hervé Radenac, président de GDS Bretagne, confirme : « Nous avons des pièges en fermes pour comptage et identification des insectes : des culicoïdes, vecteurs de ces maladies, ont circulé tout l’hiver. » Réserver vite les vaccins Si le taux de vaccination est supérieur à l’hiver précédent, la couverture vaccinale reste faible, regrettent les observateurs. « On atteint peut-être 20 % de vaccination en Bretagne, sans savoir vraiment si cela concerne les FCO 3 ou 8, la MHE ou les trois. » Et Hervé Radenac de poursuivre : « Or, pour atteindre l’immunité collective, il faut au minimum 80 % des animaux de plus de trois mois vaccinés dans au moins 80 % des cheptels… Face à ces maladies, la notion de…

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