Les attentes des agriculteurs restent fortes

Les pluies surabondantes, le contexte sanitaire incertain, les tensions internationales… inquiètent les agriculteurs. Laurent Kerlir, président de la Chambre d’agriculture de Bretagne, revient sur leurs attentes et priorités actuelles.

un homme devant des bâtiments de la maison de l'agriculture - Illustration Les attentes des agriculteurs restent fortes
Laurent Kerlir a fait un bilan de la situation économique et politique agricole. | © Paysan Breton

« La filière agricole bretonne valorise son modèle de polyculture-élevage au Salon de l’agriculture à Paris. Nous le défendrons aussi dans l’élaboration de la Pac », a déclaré Laurent Kerlir, président de la Chambre d’agriculture de Bretagne, lors d’un point presse le 20 février à Rennes. « Les zones où l’élevage s’efface connaissent des difficultés, un appauvrissement de leurs sols. » Pour le président, la Pac à venir devra aussi permettre la transition sur le climat, une sécurisation face aux aléas et la modernisation des outils agricoles.Force de la polyculture – élevageIl est aussi revenu sur la bouffée d’oxygène demandée par la profession sur le plan administratif. « Le décret sur les ICPE (Installations classées pour la protection de l’environnement) en bovins est une avancée mais la simplification doit aussi concerner les autres productions animales. » Dans la loi d’urgence agricole annoncée, Laurent Kerlir évoque notamment la voie de la dématérialisation de l’identification animale, qui faciliterait la gestion des cheptels et la sécurisation sanitaire.Une meilleure représentation de la profession agricole dans les Cle (Commissions locales de l’eau) est aussi attendue. Concernant le Sage Vilaine, le président souligne que ce type d’organisation est là « pour donner une orientation mais pas des réglementations. Plutôt que l’interdiction sur les phytosanitaires, nous avons fait des propositions de mesures antiérosives : talus, bandes enherbées… Sur le stockage de l’eau dans les zones humides, nous demandons plus de souplesse également. »La souveraineté comme ambitionSuite à la loi d’orientation promulguée l’an passé, plaçant la souveraineté alimentaire comme une priorité, sept grandes filières ont fait des propositions, et des conférences vont se tenir dans les régions prochainement. L’agriculture française doit faire un bilan de sa capacité de production à horizon 10 ans.Sujet récurrent, le renouvellement des générations fait partie des préoccupations majeures de la Chambre bretonne. «…

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