Alors que Quintin Viandes (22) et AIM à Antrain (35) ont fermé en 2024 et que l’abattoir Sélection viande distribution (SVD) de Vannes (56) a été placé en redressement judiciaire en début d’année 2026, la question de la disponibilité des outils d’abattage et de transformation pour les filières de proximité se pose. Sur un an, la Chambre d’agriculture a réalisé une enquête destinée à tous les éleveurs bretons, pour mieux connaître leurs pratiques et leurs besoins en circuits courts. Des attentes sur la qualité du service d’abattage-découpe « 250 éleveurs ont répondu, bien répartis sur les 4 départements bretons. La production bovin viande est davantage représentée avec 35 % des répondants, les éleveurs de porc pèsent 25 % des réponses, 25 % également en volaille de chair, 10 % en ovin et 5 % en caprin », chiffre Morgane Talidec, conseillère circuits courts à la Chambre d’agriculture de Bretagne. Qualité de service attendue « Les attentes des éleveurs recensés concernent en premier lieu la qualité du service d’abattage-découpe, vient ensuite la proximité puis le prix. » Les agriculteurs constatent que les abattoirs répondent plus rapidement à leurs demandes que les prestataires de découpe et de transformation qui ont un planning plus resserré. Pas de développement en vue sur l’aval Les acteurs de l’aval ont également été enquêtés : 7 abattoirs multi-espèces, 7 abattoirs de volaille, 4 prestataires de découpe et 1 prestataire de transformation. Sur le moment, ils précisent « ne pas vouloir se développer. Ils jugent leur rythme de production suffisant et rencontrent aussi des problèmes de recrutement de main-d’œuvre », précise la conseillère. Le manque de bras et le renouvellement des actifs sont « des problématiques convergentes sur l’ensemble des maillons : éleveurs, transformateurs, bouchers – charcutiers – traiteurs ». Alors que le prix de la viande a…
Comment pérenniser les circuits courts ?
Fermetures d’abattoirs, manque de main-d’œuvre et hausse des coûts interrogent l’avenir des circuits courts en Bretagne. Une enquête met en lumière les besoins et les doutes des éleveurs et des acteurs de l’aval.

