Cette phrase prononcée lors d’une table ronde organisée par l’Association française du droit rural le 16 février 2024 a confirmé que le renouvellement des générations passera obligatoirement par une anticipation accrue de la future transmission des exploitations agricoles.
La transmission réussie d’une exploitation agricole ne se joue pas les deux ou trois dernières années d’activité, elle se joue tout au long de la dernière décennie de carrière.
Les deux à trois dernières années d’activité, ce qui va se jouer, ce sont la recherche d’un repreneur, la définition de son projet et de sa faisabilité économique, la négociation du prix de cession et des autres modalités de transmission.
Eureden organise des moments pédagogiques et d’échange avec ses adhérents pour s’approprier cet enjeu majeur tant pour eux que pour les générations d’agriculteurs et agricultrices à venir.
Après s’être engagée en faveur du renouvellement des générations (renforcement des aides à l’installation avec la revalorisation des Passeports JA (10 millions d’euros d’aides JA sur 5 ans), consolidation du Pôle Stratégie des exploitations agricoles avec le recrutement d’un juriste/fiscaliste et d’un nouvel expert en production porcine, mise en place d’une agence immobilière spécialisée (Repriz’Agri)), Eureden complète son accompagnement et s’engage aujourd’hui sur la voie de l’anticipation de la transmission.
À travers ‘Les matinales de la transmission’ qui ont débuté en décembre dernier, Eureden organise des moments pédagogiques et d’échange avec ses adhérents pour s’approprier cet enjeu majeur tant pour eux que pour les générations d’agriculteurs et d’agricultrices à venir.
Le vrai enjeu d’une transmission réussie pour les exploitant(e)s agricoles est donc bien en amont des deux ou trois dernières années d’activité professionnelle. Le vrai enjeu, c’est la transmissibilité de leur exploitation, c’est la capacité d’un outil à être réengagé avec la prochaine génération d’agriculteurs et agricultrices. Le vrai enjeu, c’est d’augmenter la transmissibilité des exploitations.
Aujourd’hui, ce ne sont pas les jeunes attirés par des carrières d’agriculteurs et et agricultrices qui manquent à l’appel, ce sont des outils en état de faire les 15 années suivant leur acquisition sur la base d’une évaluation qui offre de la viabilité économique aux repreneurs.
S’approprier l’anticipation de sa future transmission, c’est une action GAGNANT / GAGNANT
Les futurs cédants y gagnent une cession au meilleur prix car ils maintiennent les performances économiques de leurs exploitations, les futurs installés y gagnent des exploitations réengageables à reprendre, exploitations qui peuvent produire immédiatement, dès leur acquisition, l’agriculture bretonne y gagne des agriculteurs plus nombreux donc un écosystème agricole plus solide.
Comment anticiper cette future transmission et mettre tous les atouts de son côté ?
L’idée est d’essayer d’aligner tous les curseurs de l’exploitation pour augmenter sa transmissibilité.
Il y a de nombreux thèmes à aborder dans le cadre de cette anticipation de la transmission. Nous pouvons citer, entre autres, la situation juridique et fiscale, les ressources humaines, l’état des bâtiments (et notamment leur résilience énergétique), etc.
Pourquoi ne pas attendre les toutes dernières années pour agir ?
D’une part, parce que les points à analyser sont nombreux, il faut du temps pour bien faire les choses. Il s’agit d’un passage à l’action sur le moyen terme. Tous les sujets ne peuvent pas être analysés et traités en une année. Il y a lieu de réaliser un diagnostic global de l’exploitation puis de définir ensemble un plan d’actions et de mettre en œuvre ses actions.
D’autre part, parce que certains aspects doivent être suffisamment anticipés pour être traités comme il se doit.
Par exemple, si on prend les aspects fiscaux, à moins de 5 ans de la date de cession, il sera plus difficile de restructurer l’exploitation de sorte à vendre en exonération de plus-values professionnelles. Une bonne analyse fiscale se fait 7 à 8 ans avant la cession avec une structuration fiscale appropriée réalisée avant 5 ans.
Dans le même esprit, si l’on prend la situation des bâtiments, point essentiel pour les productions animales, on ne construit ou rénove que rarement à 2 ou 3 ans de la transmission. Par contre, en y réfléchissant 10 ans avant, on peut gagner en confort de travail, pour soi et ses salariés, améliorer les performances technico-économiques, augmenter la résilience énergétique et au final, augmenter la valeur de l’exploitation et sa transmissibilité.
Eureden propose donc à ses adhérents un accompagnement agile et efficace pour réaliser ce diagnostic et les accompagne pour définir ce plan d’action et le passage à l’action en découlant.
Éric Faivre / Eureden

