Consommation : Réévaluer le prix « psychologique »

une cagette de choux-fleurs - Illustration Consommation : Réévaluer le prix « psychologique »
Le chou-fleur brut représente environ 35 % du prix à la consommation. | © Paysan Breton

« La valeur d’un chou-fleur vendu entre 3 et 4 € en rayon se décompose de la manière suivante : environ 35 % pour le produit brut, 10 % pour le conditionnement, 25 % pour la logistique et la facturation et 30 % correspondent à la marge brute du magasin comprenant la TVA », détaille Flora Balcon, responsable marketing Prince de Bretagne-Cerafel, évoquant le souhait par les acteurs de la filière légumière d’une transparence sur la construction du prix.Le Cerafel a également réalisé une étude auprès d’un échantillon représentatif de 360 personnes, sur tout le territoire français. Les prix minimum et maximum que les personnes sont prêtes à payer pour un chou-fleur calibre gros sont très variables. « En moyenne, le prix d’acceptabilité est de 2,41 €, peu rémunérateur pour les producteurs. » Au vu de l’augmentation des charges, « le prix psychologique n’est plus le bon », ajoute Marc Kerangueven, président du Cerafel. « Je vends mes choux-fleurs au même prix que ceux de mon père. Cela a été possible grâce à la création variétale, à l’augmentation des cadences de récolte, mais aujourd’hui il y a un trop fort décalage entre les coûts de production et le prix au consommateur. »Agnès Cussonneau…

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