Près de 60 % des recrutementssont difficiles

Plus que leurs homologues français, les employeurs agricoles bretons ont pris conscience des efforts à réaliser pour attirer des salariés. Pour autant, les recrutements sont difficiles.

16396.hr - Illustration Près de 60 % des recrutementssont difficiles
Pierre-Yves Le Bozec et Frédéric Daniel, respectivement président de Sérémor Solutis Emploi et de l’Anefa 56, lors des assemblées générales des deux structures, la semaine dernière à Vannes.

Chaque année, 850 CDI sont recrutés, en moyenne, depuis 5 ans, dans le Morbihan. En parallèle, 8 500 CDD ont officié dans les fermes du département (saisonniers). En matière de recrutement, c’est le bouche-à-oreille qui fonctionne le mieux. « Les acteurs de l’emploi ‘classiques’ sont peu plébiscités dans le milieu agricole (Pôle emploi). En Bretagne, 40 % des employeurs passent par l’Anefa pour recruter, soit deux fois plus qu’ailleurs en France », indique Arthur Hibert, en charge de l’emploi et la formation à la FNSEA et intervenant à l’AG du Sérémor. En 2023, le Morbihan recense 1 770 projets de recrutement. 60 % d’entre eux sont jugés difficiles, un pourcentage légèrement au-dessus de la moyenne nationale.  En élevage porcin et avicole, comme en maraîchage, les formalités liées à la gestion du personnel sont déléguées, peu d’employeurs s’en chargent totalement. Ainsi, les déclarations d’embauche, les paies, l’élaboration des contrats sont très souvent externalisées vers les centres comptables.  Des formations dans 37 % des entreprises Seulement 30 % des employeurs de main-d’œuvre ont engagé une stratégie relative aux relations humaines dans leur entreprise, pour impliquer et fidéliser les salariés. Les employeurs bretons font partie des bons élèves dans ce domaine (première région de France) : amélioration des conditions de travail, primes, formations, association aux décisions techniques.  Dans 37 % seulement des entreprises, les salariés suivent des formations, essentiellement en technique d’élevage, de culture et en agroéquipement. Les employeurs peuvent mieux faire pour accueillir les nouveaux salariés : plus de la moitié ne met pas de processus d’intégration en place. Un tiers d’entre eux ont mis en place une communication auprès du grand public sur l’entreprise ou les produits qu’ils vendent, essentiellement via les réseaux sociaux, un site Internet ou par la presse. …

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