La sélection génétique porte ses fruits

 - Illustration La sélection génétique porte ses fruits
Avant de s’installer, Sylvain Brugalet a travaillé dans le transport agricole et TP mais aussi comme salarié agricole.

Le Gaec Saint Aydes élève des Montbéliardes depuis les années 90. La génétique a permis d’améliorer le troupeau d’année en année. Seize ans après son installation, Sylvain Brugalet voit les bienfaits de la sélection. Sylvain Brugalet s’est installé en 2006 à Pluduno (22) lors d’une reprise hors cadre familial. « Je me suis mis en Gaec avec l’un de mes anciens maîtres de stage », raconte l’éleveur. « C’est lui qui avait introduit les premières Montbéliardes sur la ferme dans les années 90 ». Les bovins avaient alors été achetés lors d’une vente aux enchères organisée par l’OS dans le but de développer la race dans le Grand Ouest. Depuis, les vaches rouges ont toujours eu leur place sur l’exploitation et ont petit à petit remplacé les Prim’Holstein. « Ce sont des animaux très rustiques.  Nous observons beaucoup moins de problèmes de santé que sur les noires ». Aujourd’hui, le Gaec Saint Aydes compte 3 UTH. Rose-Marie, l’épouse de Sylvain, a rejoint la structure en 2016. Un salarié à temps plein est également embauché. Le cheptel est composé de 140 vaches laitières dont 95 % de Montbéliardes. « Les 5 % restants sont des Prim’Holstein croisées Montbéliard », explique le Costarmoricain. Depuis 2006, aucun achat d’animaux n’a été effectué. L’agrandissement du troupeau s’est uniquement fait par croissance interne. Pirogue, vache en première lactation, est présélectionnée pour le Space. Des animaux qui vieillissent mieux Le Gaec Saint Aydes recherche des vaches de grand format pour « mieux valoriser les réformes et les veaux ». Elles doivent aussi avoir de bonnes pattes, une bonne mamelle et de bons taux. Ainsi, toutes les génisses sont génotypées depuis 2015. « Cela nous permet de mieux orienter les inséminations », précise Sylvain Brugalet. Un dixième du troupeau est inséminé avec des semences sexées. « Je garde les semences sexées pour…

Cet article est réservé
aux abonnés numériques

Je me connecte


Fermer l'écran superposé de recherche

Rechercher un article