Les éleveurs passent à l’action

11033.hr - Illustration Les éleveurs passent à l’action
La manifestation s’est terminée devant les grilles de la préfecture.
À l’appel des syndicats, les agriculteurs sont passés à l’action vendredi 4 février, la journée s’est terminée devant les grilles de la préfecture.

Les agriculteurs membres de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs d’Ille-et-Vilaine ont mené des actions vendredi 4 février sur Rennes. Le départ du « rallye des prix et des origines » était donné à 11 h chez Grillait à Cesson-Sévigné, il est ensuite passé par Intermarché pour se poursuivre au Rectorat et se terminer dans l’après-midi devant la préfecture. Cette action a permis de sensibiliser les consommateurs sur l’augmentation des charges et l’obligation d’une répercussion rapide sur les prix de ventes des produits agricoles. « Le coût de l’alimentation animale affiche une augmentation de plus de 30 % en un an. Pour répercuter ces hausses de coûts pour les éleveurs, il suffit d’augmenter le prix : de la barquette de 3 escalopes de poulet standard de 0,04 €, du paquet de 4 tranches de jambon de 0,02 € et de 0,01 € par œuf. Pour la production laitière, en augmentant de 0,01 € le prix du yaourt permettrait une rémunération supplémentaire de 0,09 €/L de lait à l’éleveur », explique Cédric Henry, président de la FDSEA 35.

Alerter le préfet

Les agriculteurs ont ensuite pris le chemin de la préfecture avec les tracteurs. Les responsables syndicaux de la FDSEA et de JA ont rencontré le préfet. « Nous avons alerté le préfet et lui avons fait part de nos demandes urgentes. Nous demandons l’organisation de tables rondes avec syndicats, parlementaires, coopératives, transformateurs, GMS, afin de suivre les négociations commerciales en cours. Nous voulons qu’une cellule de crise soit mise en place sur le département. Elle permettra de faire un point régulier sur la situation économique des exploitations et proposera des solutions tant fiscales que sociales », décrit Laëtitia Bouvier secrétaire générale de la FDSEA 35.
Les responsables syndicaux ont rappelé au préfet qu’ils veulent que Égalim 2 soit appliqué en prenant en compte l’évolution des coûts de production pour limiter les effets de la hausse des charges.

L’État doit montrer l’exemple

« Nous demandons à l’État de mettre en place une campagne de communication pour encourager le consommateur à privilégier les produits agricoles français. L’État doit montrer l’exemple en s’approvisionnant en priorité en produits français au travers des marchés publics. Enfin, vu le contexte et la situation économique nous n’accepterons pas de nouvelles réglementations dans nos fermes », lance Laëtitia Bouvier. Et Charles Fossé, secrétaire général de JA 35 de conclure : « On ne manquera pas de suivre la fin des négociations commerciales avec les GMS. Aujourd’hui, l’action était calme. Mais, selon comment cela évolue, on pourrait durcir le ton. »

Un plan d’urgence pour les élevages porcins

Paul Rapion, directeur adjoint de la DDTM 35, a rencontré les agriculteurs devant la préfecture pour décrire le plan d’urgence à destination des élevages porcins. « Une aide d’urgence de 75 millions d’euros va être versée d’ici 2 à 3 semaines avec un plafond fixé à 15 000 € par exploitation. Le deuxième volet de 175 millions d’euros sera versé certainement en mai mais certaines modalités sont à définir en lien avec Égalim 2 et certainement avec des engagements contractuels. Enfin, une enveloppe de 20 millions d’euros va servir pour la prise en charge des cotisations sociales. »


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