Cultures

Les clés d’un bon enrubannage

Bien qu’il soit possible techniquement de réaliser de l’enrubannage à des teneurs en MS inférieures, le pressage à 50-60 % MS constitue une sécurité vis-à-vis des risques sanitaires et de la qualité protéique du fourrage.
En enrubannage, les pertes durant la conservation sont très limitées si le film plastique n’est pas percé. En moyenne (14 essais), des pertes de 3 % sont observées (durée de stockage allant de 157 à 549 jours, pour des teneurs en matière sèche comprises entre 28 et 67 %). Une tendance à la diminution des pertes est observée avec l’accroissement de la teneur en MS (-1 % pour 15 % MS en plus). Attention, au-delà de 65 à 70 % MS, le risque de développement de moisissures superficielles sur les balles devient important.

Le nombre de couches à appliquer est dépendant du type de fourrage (rigidité, agressivité vis-à-vis du film) et de la durée de conservation prévue.
• 4 couches : graminées jeunes et durée de conservation < 6 mois. En 4 couches, la pose du film, la tenue et la manipulation des balles doivent être irréprochables.
• 6 couches : graminées longue conservation ou luzerne jeune et conservation < 6 mois.
• 8 couches : luzerne longue conservation.
Rappelons que le délai maximal entre le pressage et l’enrubannage doit être inférieur à 24 heures voire 36 heures afin de prévenir l’échauffement du fourrage, donc la baisse de sa valeur alimentaire.

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