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Des trackers avec stockage « virtuel » des surplus

Le tracker solaire a commencé à produire en avril sur l’élevage Salvar, en priorité pour de l’autoconsommation. C’est une des premières installations à bénéficier du stockage « virtuel » d’électricité.

Sans changer de surfaces de production, Jean-François Salvar, éleveur à Guidel (56), avait augmenté son coût d’électricité de 3 000 € sur 3 ans. « C’est la raison première qui m’a fait me décider à investir dans l’énergie solaire. En me baladant à vélo, j’ai découvert un tracker installé chez un agriculteur », raconte l’éleveur qui gère avec sa femme Nadine un bâtiment de dindes reproductrices (sur 2 000 m2). Il a commencé sa réflexion en juillet 2019 et la société Okwind a réalisé l’installation du tracker d’une surface de 117 m2 en début d’année.
« Je trouvais que cette solution était plus simple que les panneaux photovoltaïques fixes qui auraient sans doute demandé de renforcer la toiture. Par ailleurs, mes poulaillers, en ventilation dynamique, font ressortir beaucoup de poussière sur le toit. Les panneaux auraient dû être nettoyés souvent… » Pour la même surface que des panneaux fixes, « le tracker produit 70 à 80 % d’énergie en plus comme il suit le soleil », chiffre Jérôme Heulot, responsable vente et marketing Okwind.

Vers l’autonomie

Le tracker est d’abord utilisé en autoconsommation fournissant l’électricité pour la maison d’habitation et l’atelier volaille : ventilation, chaîne d’alimentation, compresseurs pour les portes des nids automatiques… « Lors de l’étude préalable, le tracker devait produire 66 % de notre consommation d’électricité. Mais depuis, nous avons installé 100 néons led pour éclairer l’élevage, à la place des néons standard. Normalement, nous devrions être autonomes », souligne Jean-François Salvar.

L’électricité qui entre, deux fois moins chère

Par ailleurs, l’élevage fait partie des tout premiers ayant adhéré au stockage virtuel des surplus d’électricité. Un service proposé par Okwind en partenariat avec Urban solar energy, fournisseur d’énergie 100 % renouvelable. « J’ai souscrit un abonnement avec eux. L’électricité non utilisée sur mon site part pour être » stockée « et quand j’en fais revenir, cela me revient à environ deux fois moins cher que si je l’avais achetée. C’est intéressant pour les moments où le tracker ne produit pas, la nuit par exemple… ».

Retour sur investissement de 8 ans
Le tracker a représenté un investissement de 52 000 € sur l’exploitation de Jean-François Salvar qui a apporté son aide au terrassement et au passage de gaines (des subventions sont désormais proposées par la Région Bretagne). Globalement, le retour sur investissement est de 8 ans sur l’élevage. Ancrée dans un bloc carré de 2,5 m de côté, l’installation sur son mât mesure 11,8 m de hauteur au maximum. Elle se met à plat en cas de vent supérieur à 40 km/h. L’éleveur précise qu’il a invité ses voisins chez lui avant de mettre en place le tracker pour leur expliquer son projet. « Cela a été très bien accepté par tous », a-t-il apprécié. « L’étude d’implantation (sols, ombrages…) et de dimensionnement est gratuite », précise Jérôme Heulot. « Selon les sites, le retour sur investissement est compris entre 7 et 10 ans. » L’entreprise, qui s’est lancée il y a 7 ans dans les trackers, a réalisé plus de 1 000 installations en France. Ces produits sont garantis 30 ans.
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2 commentaires

  1. Entièrement d accord avec Kévin. Dominique Savoie conseillé photovoltaïque pour Solarwatt bi verre région pays de loire.
    10 ans de production en solaire sur 100 kwc. Des moyennes des chiffres très intéressants.
    Heureusement, moi même agriculteur que je raconte pas de bétises comme ça a mes collègues agris.
    Aucun site sérieux ne dit qu un tracker a ce rendement supérieur aux panneaux fixes.

  2. le tracker produit 70 à 80 % d’énergie, quel menteur aucun tracker ne produit plus de 40% et surtout pas cela qui ne vont pas à la vertical !!!

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